Mystérieuse pneumonie chinoise : l'épidémie fait un deuxième mort et réveille le spectre du Sras

Mystérieuse pneumonie chinoise : l'épidémie réveille le spectre du Sras
Santé

VIRUS - Une deuxième personne est morte mercredi en Chine d'une pneumonie chinoise, appartenant à la même famille que le Syndrome respiratoire aigu sévère (Sras), alors qu'un nouveau cas a été identifié en Thaïlande.

La pneumonie chinoise, appartenant à la même famille que le Syndrome respiratoire aigu sévère (Sras), a fait une nouvelle victime. Un homme de 69 ans est décédé mercredi à Wuhan, en Chine, a indiqué la Commission municipale de l'hygiène et de la santé sur son site internet. Le patient, qui est tombé malade le 31 décembre, a vu son état de santé s'aggraver cinq jours plus tard avec une myocardite sévère (ndlr : inflammation du muscle cardiaque), une fonction rénale anormale et de multiples organes gravement touchés.

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En outre, les autorités thaïlandaises ont annoncé ce vendredi dans un communiqué qu'un deuxième cas avait été identifié en Thaïlande, précisant qu'il s'agissait d'une voyageuse chinoise de 74 ans. Hospitalisée après son arrivée le 13 janvier à l'aéroport de Bangkok en provenance de la ville chinoise de Wuhan, la patiente souffre d'une pneumonie liée au mystérieux coronavirus qui a déjà fait un mort en Chine.

"Les gens ne doivent pas paniquer car il n'y a aucune propagation de la maladie en Thaïlande", ont assuré les autorités, qui ajoutent que l'état de santé de la femme de 74 ans s'est amélioré. Ce virus avait également été détecté au Japon. Une autre patiente chinoise, dont la fièvre suspecte avait été détectée le 8 janvier à son arrivée à Bangkok, se remet de la maladie dans un hôpital de la ville.

Un risque de transmission "faible" entre humains ?

Apparue fin décembre à Wuhan, en Chine, l'épidémie a fait deux morts sur les 41 patients diagnostiqués avec ce nouveau type de coronavirus. Selon les premiers éléments, l'épidémie actuelle est en lien avec un marché aux poissons à Wuhan, qui a été fermé le 1er janvier dernier sur décision des autorités locales. 

En conséquence de cette épidémie, la Thaïlande a renforcé les contrôles dans ses aéroports à l'approche du Nouvel an chinois. Les autorités sanitaires chinoises ont annoncé mercredi que, de façon générale, le risque d'une transmission du virus entre humains n'est "pas exclu" mais est jugé "faible".

Cette mystérieuse pneumonie alimente les craintes d'une réapparition d'un virus de type Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère), hautement contagieux, qui avait tué quelque 650 personnes en Chine continentale et à Hong Kong en 2002-2003.

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