Port du masque en extérieur : pourquoi de plus en plus de villes françaises l'abandonnent

Port du masque en extérieur : pourquoi de plus en plus de villes françaises l'abandonnent

COVID-19 - Dans plusieurs départements ou villes, les autorités locales ont décidé, avant le gouvernement, d'autoriser leurs administrés à tomber le masque en extérieur. Pour quelles raisons ?

Face à l'épidémie, les indicateurs le montrent, tous les territoires de France ne sont pas logés à la même enseigne et certains s'en sortent mieux que d'autres. C'est aussi le cas concernant le port du masque : alors que l'exécutif compte l'imposer à l'extérieur au moins "jusqu'à la fin du mois de juin", selon les mots d'Emmanuel Macron le 21 mai dernier, certains départements ou villes ont pris les devants.

C'est le cas notamment à Arcachon, en Gironde, où l'obligation d'arborer la protection sanitaire a été supprimée ce mercredi 2 juin. Le maire, Yves Foulon, justifie la décision par "une nouvelle situation favorable". "Tous les Arcachonnais qui ont souhaité être vaccinés le sont à ce jour", poursuit-il.

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Dans l'Oise aussi, dès ce jeudi, le masque n'est plus obligatoire dans les communes de moins de 10.000 habitants, a fait savoir la préfecture du département,  invoquant "l’évolution sanitaire"

À Lamorlaye, une femme savoure, pour TF1, dans la vidéo en tête de cet article : "Avec la chaleur, c'est un soulagement". "C'est un peu prématuré, tout le monde n'est pas vacciné, donc je continuerai à le mettre", nuance une autre habitante.

"La situation évolue favorablement et on peut retrouver un peu de liberté. Surtout, cela récompense les efforts de la population. Ici, les gens ont été très respectueux", se satisfait, dans les colonnes du Parisien, aussi le maire (LaREM) de Maignelay-Montigny, où résident moins de 3000 personnes. 

"Une diminution des indicateurs épidémiologiques" dans les Bouches-du-Rhône

Dans les Bouches-du-Rhône, les habitants vont, eux aussi, pouvoir ranger le masque, mais gare à ne pas le garder très loin. Car s'il n'est plus obligatoire sur les plages ni dans les espaces naturels parcs et jardins, il l'est toujours dans tout le reste de l'espace public. "Depuis plusieurs semaines dans le département des Bouches-du-Rhône avec une diminution des indicateurs épidémiologiques", fait ainsi valoir la préfecture du département.

"Sur la plage, avec le soleil, le masque c'aurait été un peu compliqué. Et puis on est à l'air libre et les distances sont respectées", nous explique une femme sur une plage du département.

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À Biarritz également, dans les Pyrénées-Atlantiques, l'obligation n'est plus appliquée au littoral. À Ouest-France, le conseiller municipal Guillaume Barucq déclare que le masque "en extérieur n’a pas fait la preuve de son utilité". "Le risque de contamination existe dans des endroits clos et mal ventilés, d’où l’importance d’aérer correctement. Mais on n’a jamais observé un cluster dans une rue passante", dit-il aussi. 

Au total, en France, une trentaine de départements ont rendu le port du masque facultatif en plein air. 

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