Pour sauver la planète, arrêtez de commander des salades au restaurant !

Santé

SAUVONS LA PLANÈTE - Nous sommes déjà 7,35 milliards d'êtres humains sur terre. Face à l'augmentation de la population mondiale, l'agriculture, qui peine à nourrir toutes ces bouches, poursuit ses excès. Mettant ainsi en péril notre planète. Alors comment faire ?

Comment nourrir 9 milliards d'êtres humains (d'ici 2050) sans détruire la planète ? C'est l'un des grands enjeux majeurs de notre siècle. Alors qu'un milliard d'être humains souffrent déjà de malnutrition, la population mondiale ne cesse de croître. Pendant ce temps là, l’agriculture, qui ne parvient plus à nourrir toutes ces bouches, pollue toujours un peu plus la planète, en dégradant les sols, les nappes phréatiques, la biodiversité et en rejetant 20% des émissions de gaz à effet de serre mondiales.

C'est à cette question cruciale qu'a tenté de répondre dans un plaidoyer parue sur le site du Washington Post Tamar Haspel, une ex-journaliste, aujourd'hui reconvertie dans l'ostréiculture. Selon elle, il faut repenser de A à Z notre manière de produire. Les amandes, pour l'eau. Le maïs, pour la monoculture. Le bœuf, pour ses gaz à effet de serre. Inutile de se mentir : la plupart de ces aliments, bien qu'anti écologiques, ont toutefois des bienfaits pour notre santé. Ce qui n'es pas le cas, en revanche, d'un autre aliment que vous connaissez bien : la salade.

Une tête de laitue iceberg a la même quantité d'eau qu'une bouteille d'un litre

"Elle (la salade) occupe de grandes surfaces de terre pour être cultivée, elle utilise des combustibles fossiles pour être réfrigéré puis expédié partout dans le monde, et surtout elle est loin d'être idéale au niveau nutritionnel", résume-t-elle dans l'article. Et pourtant : quand on parle de "salade", on se dit immanquablement "produit sain". À tort, à en croire Tamar Haspel, chiffres à l'appui : quatre des cinq aliments les plus mal classés sur le plan nutritionnel sont des ingrédients de la salade : les concombres, les radis, la laitue et le céleri (le cinquième ? C'est l'aubergine).

En réalité, ces aliments sont simplement de l'eau (95 à 97% de leur composition). Ainsi, par exemple, une tête de laitue iceberg contient la même quantité d'eau qu'une bouteille d''eau minérale d'un litre, et s'avère à peine plus nutritif, rapporte cette experte. D'après elle, il faudrait donc lui préférer des légumes plus nutritifs, comme les haricots verts ou les choux. "À la différence d'une laitue, le chou vert contient certes au moins 90% d'eau mais aussi deux fois plus bénéfique sur la plan nutritionnel", explique Tamar Haspel.

La laitue est aussi l'une des principales sources de maladies d'origines alimentaires

Autre argument : beaucoup trop de gens sous-estiment la valeur calorique d'une salade lorsqu'ils vont au restaurant, estime-t-elle. "La prochaine fois que vous commanderez une salade au restaurant, imaginez votre salade sans la laitue, le concombre et les radis, il reste encore les croûtons et le fromage, quelques brins de carottes et surtout beaucoup de vinaigrette", conseille la journaliste, citant à l'appui le chercheur de l'Insead Pierre Chandon, selon qui "tout ce qui est nommé 'salade' se voit entouré d’un "halo de santé".

La preuve, les salades préparées dans les restaurants, notamment les chaînes de fast-food, souligne la journaliste du Washington Post, sont en fait souvent tout aussi caloriques que les sandwiches et hamburgers qui constituent l’offre phare de ces commerces. Par ailleurs, la laitue est l'un des principaux coupables dans les cas de maladies d'origine alimentaire. D'après le Centers for Disease Control, ils seraient à l'origine de 22% d'entre elles entre 1998 et 2008. Maintenant, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

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