Une Américaine meurt après avoir été piquée par des punaises de lit, une première

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INVASION - Piquée à de nombreuses reprises par des punaises de lit, une Américaine est décédée. Les médecins qui ont procédé à son autopsie ont conclu à un lien de cause à effet, un cas jusqu'à présent inédit. La femme qui l'hébergeait a été condamnée.

Il s’agirait d’une première. Mary Stoner, une Américaine 96 ans, n'a pas survécu à une infection bactérienne vraisemblablement causée par des piqûres de punaises de lit. Son appartement était infesté de cet insecte mesurant de 4 à 7 millimètres et dont il est très difficile de venir à bout.


La nonagénaire, originaire de Hanover en Pennsylvanie, avait été plusieurs fois hospitalisée aux urgences du York Hospital. Sa fille et sa petite-fille s’étaient notamment inquiétées de la présence de plaies sur plus de 50% de son corps, relate le quotidien The York Dispatch

Condamnée pour "homicide involontaire"

Les médecins qui ont pratiqué l’autopsie ont conclu que l’importante infection cutanée à laquelle a succombé la victime était bien la conséquence des piqûres de punaises de lit. Jusqu’alors, aucun scientifique n’avait formellement établi de lien entre une quelconque maladie et ce parasite, contrairement au paludisme transmis par le moustique ou encore à la maladie de Lyme transmise par la tique.


Selon le désinsectiseur qui est intervenu dans le logement de la victime, les punaises de lit étaient présentes depuis au moins six mois. Néanmoins, il n’est pas exclu que l’infection qui s’est avérée fatale à Mary Stoner ait pu être accélérée par des conditions hygiéniques insalubres.


La femme qui l’hébergeait depuis une dizaine d’années et qui était chargée de s’en occuper vient d’être inculpée pour "homicide involontaire" et "négligence", nous apprend The Evening Sun.

Un insecte qui sévit principalement la nuit

La punaise de lit, qui sévit principalement la nuit sur les parties découvertes de la peau, est souvent de couleur brune à beige. Plate et sans ailes, elle fuit la lumière, se cache principalement dans la literie et les recoins sombres d’un habitat, mais aussi dans les bagages qui participent à sa prolifération.


Après avoir presque disparu dans les années 1950, le parasite a progressivement refait surface dans les pays développés dans les années 1990. En France par exemple, pas moins de 180 000 sites ont été traités par des professionnels en 2016, d'après la Chambre syndicale des industries de désinfection et dératisation. En proie à une invasion, la ville de Stains, en Seine-Saint-Denis, a tiré le signal d'alarme il y a quelques jours. 

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JT WE – Les punaises de lits prolifèrent dans les grandes villes

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