Sainte-Pazanne : les contours de l'enquête sur les cancers pédiatriques fixés

Santé
SANTE - A Sainte-Pazanne et alentours, le nombre d'enfants malades est particulièrement élevé. Sur 6.500 habitants, treize cas ont été recensés dont trois mortels. Pour essayer d'en comprendre les causes, une enquête épidémiologique va être lancée.

Le premier comité de suivi sur les cancers pédiatriques à Sainte-Pazanne a défini, mardi 21 mai à Nantes, le périmètre et les étapes de l'enquête épidémiologique. Celle-ci a été lancée pour tenter de définir la cause du nombre anormalement élevé d'enfants malades dans ce secteur.


Le collectif "Stop aux cancers de nos enfants" avait alerté les autorités sanitaires sur la présence de plusieurs cas de cancers pédiatriques dans cette commune de 6500 habitants et ses environs. Treize cas, dont trois mortels, ont ainsi été recensés. Ces chiffres n'ont pas été confirmés par les autorités de santé, qui ont reconnu "un excès de cas" entre 2015 et 2017, sans en définir la cause.

Prélèvements et analyses des lieux de vie

Pour essayer d'en trouver l'origine, les investigations seront déclinées en deux axes. D'abord une enquête sur le terrain auprès des familles signalées, diligentée par l'Agence régionale de santé (ARS) Pays de la Loire et la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL). Puis une enquête épidémiologique approfondie, menée par Santé Publique France. Lors de la première phase, des bureaux d'études réaliseront des prélèvements d'eau et d'air, étudieront plusieurs paramètres comme les champs magnétiques, analyseront d'anciens sites industriels et les principaux lieux de vie des enfants, a indiqué l'ARS.


"C'est ce qu'on appelle des levées de doutes sur un certain nombre de sites sur lesquels nous avons eu des signalements", a déclaré Nicolas Durand, directeur général adjoint de l'ARS Pays de la Loire. Une multitude de facteurs potentiels sont dans le viseur: les lignes à haute tension, les ondes des téléphones, les pesticides, le stress, une pollution des nappes phréatiques, le radon, ce gaz naturel présent dans la région...

La seconde phase dédiée à l'enquête s'accompagnera d'un questionnaire élaboré d'ici la fin du mois à destination des familles concernées et incluses dans le périmètre des sept communes retenues. "Nous allons investiguer les cas de cancers pédiatriques diagnostiqués sur une période de temps allant de 2015 à 2019 sur la commune de Sainte-Pazanne et les communes limitrophes", à savoir Port-Saint-Père, Saint-Mars-de-Coutais, Machecoul-Saint-Même, Villeneuve-en-Retz, Saint-Hilaire-de-Chaléons et Rouans, a listé Lisa King, de Santé publique France.


Le comité de suivi se réunira tous les mois jusqu'à la rentrée scolaire de septembre. Date de l'échéance fixée à Santé Publique France pour remettre les conclusions de son enquête.

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