Science de l'amour : 5 choses (utiles) à savoir avant de s'embrasser

Santé

SCIENCE - On le sait, l'été est la saison propice à l'amour. L'occasion de faire le point sur ce que la science du baiser (ou la philématologie) dit sur nous. Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le bisous.

Mais pourquoi s'embrasse-t-on sur la bouche ? En voilà une bonne question. On le retrouve aussi bien dans le monde animal que chez les humains. Dans la plupart des sociétés occidentales, il symbolise l'amour aujourd'hui. Mais en réalité, le baiser est un phénomène relativement récent. Il y a à peine un siècle, dans de nombreuses cultures de la planète, les bisous étaient inconnus. Les explorateurs du 19ème siècle ont découvert plusieurs civilisations qui ignoraient tout du baiser depuis toujours. Et pourtant, il remplit aussi des fonctions essentielles à l'âge adulte, comme évaluer la qualité du partenaire, déclencher une excitation sexuelle ou encore renforcer notre système immunitaire. Voici 5 choses utiles à savoir avant de rouler une pelle à votre partenaire.

Les lèvres sont la zone érogène la plus exposée du corps humain
Un baiser, c'est un peu comme une drogue. Lorsque nos lèvres s’unissent, nos deux corps explosent dans un cocktail de neurostransmetteurs réconfortants tels que les endorphines, la dopamine, la sérotonine, l’adrénaline et l’ocytocine, également surnommée l’hormone de l’amour. C’est également une activité qui fait appel à tous les sens. Une étude a montré que les gens se souviennent plus précisément de leur premier baiser que de n’importe quelle autre première fois dans leur vie, y compris leur première expérience sexuelle. Et vous ?

Nous partageons 80 millions de bactéries durant un baiser de 10 sec.
On y pense peu mais au cours d'un baiser de dix secondes, nous échangeons pas moins de 80 millions de bactéries avec notre partenaire, d'après une étude menée par des scientifiques aux Pays-Bas. Selon eux, cela permettrait de renforcer le système immunitaire. Et si ça vous dégoûte encore, sachez que vous avez plus de chance de tomber malade en serrant des mains tout au long de la journée qu'en embrassant votre bien-aimé(e).

Le baiser est loin d'être une pratique universelle à l'échelle du monde
Si le fait d’embrasser sur la bouche son partenaire peut paraître banal dans la plupart des sociétés occidentales, cette pratique reste marginale à l’échelle du monde. Seulement 46 % des 168 cultures pratiquent le baiser sur la bouche, qu’il soit court ou langoureux. C’est en tout cas la conclusion d’une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’université d’Indiana. Contredisant ainsi de précédents travaux , qui affirmaient que le baiser était un comportement quasi universel, partagé par 90 % des cultures.

Le baiser joue un rôle dans le choix du partenaire
Le contact permet à la femme de recueillir les marqueurs hormonaux de l’homme qu’elle embrasse et de juger s’il ferait un partenaire (génétiquement) acceptable. Les endocrinologues ont découvert que par le baiser, les femmes peuvent essayer une section du génome d’un possible partenaire appelée complexe majeur d’histocompatibilité (CMH). Il s’agit de codes pour le système immunitaire et les femmes sont attirées des hommes qui possèdent un CMH différent du leur.

Le grand secret du "French kiss"
La salive contient de petites quantités de testostérone et on pense que si un homme embrasse une partenaire à maintes reprises en ouvrant la bouche, avec le temps il transmettra à la femme une certaine quantité de l’hormone. Les femmes sont plus sensibles à la testostérone que les hommes, et au fil des semaines et des mois, ce niveau accru de testostérone augmentera leur libido et les rendra plus réceptives sur le plan sexuel. Il paraît même que certaines femmes peuvent avoir un orgasme juste en embrassant leur partenaire.

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