"Ségur de la Santé" : quels seront les quatre piliers du plan massif d'investissement pour les hôpitaux ?

"Ségur de la Santé" : quels seront les quatre piliers du plan massif d'investissement pour les hôpitaux ?
Santé

PLAN - Ce lundi, le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de la Santé Olivier Véran inaugure le "Ségur de la Santé", une grande concertation nationale concernant le fonctionnement du domaine de la santé en France. Quatre piliers de ce futur plan d'investissement pour les hôpitaux ont déjà été dévoilés.

Ce lundi, le gouvernement présentera son plan pour réformer l’hôpital public français, à l’occasion du lancement du "Ségur de la Santé". Dès lors, des concertations nationales seront effectuées, dans le but d’aboutir à des "accords de la santé" à la mi-juillet, notamment sur les conditions de travail, les rémunérations et la prise en charge des malades.

A 15h30, le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de la Santé Olivier Véran dévoileront le déroulement précis de cette concertation nationale. Cette concertation sera axée sur quatre "piliers" sur lesquels devra reposer le futur plan de réforme de l’hôpital public. Quels sont ces fameux piliers ?

Revaloriser les salaires

Le premier axe sur lequel le gouvernement compte travailler est la revalorisation des rémunérations et des carrières et développements des compétences et des parcours professionnels à l’hôpital et dans les EHPAD. Le 14 mai dernier, lors d'une visite à La Pitié-Salpêtrière, le président Emmanuel Macron avait promis une revalorisation des salaires : "On va revaloriser les personnels médicaux et paramédicaux.

Une augmentation de salaire réclamée depuis de longs mois par le personnel soignant, notamment chez les infirmiers. En début de carrière, ces derniers touchent 1.500 euros net par mois, soit l'un des niveaux les plus faibles des pays de l'OCDE. Le ministre de la Santé Olivier Véran a d'ores et déjà indiqué que l'objectif était d'atteindre un niveau de rémunération équivalent "à la moyenne européenne".

Une réforme des modes de financement envisagée

Alors que des mesures avaient déjà été prises à la fin de l'année dernière dans l'investissement des établissements dans le cadre du plan "Investir pour l'hôpital", l'exécutif entend renforcer cette politique d'investissement, dans les bâtiments et le matériel, afin de mieux répondre aux besoins de la population et de "favoriser l’émergence de vraies logiques territoriales de prise en charge des patients". Une réforme des modes de financement est également évoquée par le gouvernement, avec une accélération de la réforme de la tarification à l’activité, qui fixe les ressources des hôpitaux en fonction des actes effectués.

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Un système et une gouvernance plus souple

Le troisième pilier de ce "plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières", promis par Emmanuel Macron en mars dernier, concerne la mise en place d’un système plus souple, plus simple, plus en proximité. Le but est d'alléger et simplifier les tâches assignées aux membres du personnel soignant afin qu'ils puissent se concentrer sur "leur cœur de métier : le soin". La réforme "passera par une remise en question de certains carcans qui empêchent ceux qui le souhaitent de travailler davantage", a notamment indiqué Olivier Véran concernant l'organisation du temps de travail.

Le développement massif de la télémédecine entre dans ce cadre, tout comme le développement du numérique en santé ainsi que la simplification du fonctionnement interne des établissements de santé et des groupements hospitaliers de territoire. Le gouvernement insiste également sur l'importance de donner "une beaucoup plus grande autonomie et souplesse dans leur organisation".

Une approche par territoire

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Le quatrième pilier concerne l'approche des soins par territoire. Au plus fort de la crise du Covid-19, la collaboration entre établissements privés et publics dans certaines zones durement touchées a été un motif de satisfaction, permettant un ralentissement de l'épidémie, notamment durant la période de confinement. 

L'exécutif entend ainsi capitaliser sur ce fonctionnement et mettre en place une organisation du système de santé fondée sur le territoire et intégrant hôpital, médecine de ville et médico-social, "au service de la qualité de la prise en charge des patients et pour garantir le meilleur accès aux soins".

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