Sida : le nombre de morts continue de baisser, mais des disparités inquiètent

Santé
SANTE - Selon les chiffres publiés mardi par l'Onusida, le nombre de morts dû à la maladie a poursuivi sa décrue en 2018. Toutefois, des disparités existent entre les régions du monde. En outre, l'agence s'inquiète de la baisse des financements.

Des chiffres encourageants, mais des inquiétudes qui demeurent. Tel pourrait être le bilan des statistiques liées aux victimes du Sida publiées ce mardi par l'Onusida. En 2018, environ  770.000 personnes sont mortes de la maladie, un chiffre en repli par rapport à 2017 (800.000 victimes), mais surtout divisé par plus de deux depuis les années noires de 2003 à 2006.  Et si le nombre de nouvelles infections reste stable par rapport aux années précédentes avec 1,7 million de contaminations, plus de trois séropositifs sur cinq suivent des traitements antirétroviraux qui empêchent la propagation de la maladie.

Inquiétudes en Europe de l'Est et en Asie

Toutefois, derrière ces données, se cache une réalité bien plus contrastée. Si des progrès notables ont été réalisés en Afrique du sud et de l'est, où réside plus de la moitié de la population infectée, des hausses spectaculaires ont été constatées ailleurs dans le monde. Ainsi, en Europe de l'est et dans le centre de l'Asie, le nombre de nouvelles infections a grimpé de 29% depuis 2010, entraînant une hausse de la mortalité due au Sida de 5 dans ces régions du globe depuis 2010. Un chiffre qui grimpe même à 9% au Moyen-Orient et en Afrique du Nord sur la même période.

L'Onusida estime, au global, que "la lutte contre la maladie ne progresse pas à un rythme suffisant". L'agence onusienne s'inquiète en outre de la baisse des financements : en 2018, 19 milliards de dollars étaient consacrés à des programmes de lutte contre la maladie dans les pays à faible et moyen revenu. C'est un milliard de moins qu'en 2017, et sept de moins que la somme jugée nécessaire pour 2020 (26,2 milliards).

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter