Ski : cinq conseils pour le pratiquer en toute sécurité

Ski : cinq conseils pour le pratiquer en toute sécurité

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ATTENTION - L'appel des pistes enneigées ne doit pas vous faire oublier qu'il vaut mieux prendre un maximum de précaution avant de chausser les skis.

On s'assure d'être bien assuré
Êtes-vous couvert en cas d'accident ? C'est la première chose dont il faut s'assurer avant de partir aux sports d'hiver. "Il n'y a pas forcément besoin de souscrire un nouveau contrat d'assurance car vous êtes peut-être déjà couvert sans le savoir, explique Edgard Mathias, Président national de l'assurance MAE. Il faut vérifier que tout est en ordre en cas d'accident, de secours sur la piste, de rapatriement, penser à demander la liste des activités garanties et si les enfants sont également protégées. Même les skieurs confirmés devraient se renseigner car ils ne sont pas à l'abri de causer un accident avec quelqu'un d'autre". Si vous n'avez pas encore souscrit de contrat dédié spécialement à cet effet, il est possible d'en souscrire un spécifique.

On choisit le bon équipement
Tout un programme. D'abord, n'oubliez pas de faire le tri entre les équipements que vous possédez déjà et ceux que vous louerez sur place. Selon la taille, le niveau et le terrain de pratique, les skis ne seront pas les mêmes : les petits et les débutants seront plutôt dirigés vers des skis plus courts que leur taille et assez souple. Pour les fixations, pensez à demander de l'aide à un vendeur, car elles seront également réglées en fonction de l'expérience du skieur. La combinaison de ski quant à elle, doit être privilégiée à la grosse doudoune classique car ce vêtement apporte davantage d'imperméabilité et de respirabilité. Enfin, les chaussures doivent être choisies de façon à ce que le talon ne décolle jamais du fonds.

On se prépare en amont physiquement
Des jours entiers de ski, cela ne doit pas s'improviser et comme n'importe quel loisir, il nécessite une préparation. De préférence plusieurs semaines avant de fouler les pistes. "Si possible un mois avant le départ, on fait un bilan avec un médecin des zones de notre corps en manque de mobilité et donc susceptibles de causer des traumatismes si elles sont trop sollicitées. Il faut commencer à faire fonctionner le cardio en marchant ou en faisant du vélo 30 par jour. Sur place, on n'oublie pas les étirements chaque matin avant de chausser ses skis : on échauffe les chevilles, les épaules et les genoux en faisant des petits cercles. Le soir, évitez les excès alimentaires et buvez beaucoup d'eau pour hydrater les muscles", souligne Michel-Pierre Morin, ostéopathe.

On se protège sur les pistes
Ça y est, les pieds sont dans les skis, tout est prêt. Tout ? Si les conditions climatiques de la montagne nous font bien penser à se munir de gants et de bonnets il est plus facile d'oublier un autre élément essentiel : la crème solaire. Les rayons ultraviolets sont réfléchis à 85 % par la neige ce qui peut abîmer la peau, notamment celle des enfants, alors on ne lésine pas sur le SPF 50 et on se pare toujours de lunettes de soleil. En guise d'accessoire, on n'oublie pas non plus le casque, particulièrement recommandé pour les skieurs de moins de douze ans. Enfin, après une longue journée à parcourir les pistes, le baume à l'arnica sera le meilleur ami de vos muscles et de vos articulations : des raideurs et des courbatures favorisent les chutes.

Que faire en cas d'accident ?
Pour les chutes les plus graves, deux cas de figure peuvent se produire : soit le Samu intervient et les frais seront facturés soit la sécurité civile arrive sur place, sans demande de frais. Si vous êtes victime, c'est au responsable de l'accident de vous indemniser. Selon les circonstances de l'accident, l'exploitant des remontées mécaniques ou la station peut être responsable. A l'inverse, si vous avez percuté un autre skieur, vous serez responsable des dommages que vous lui avez causés. D'où l'intérêt de la responsabilité civile, qui les prendra en charge. Dans tous les cas, il faut déclarer l’accident auprès de l'assureur dans un délai de 5 jours et n’engager aucune dépense sans avoir pris soin de l'en avertir au préalable. Attention néanmoins, car le ski hors-piste est bien souvent exclu des contrats d'assurance.

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