Les boissons sucrées à volonté dans les restaurants, c'est désormais fini !

Santé
FONTAINES À SODAS – A compter de ce vendredi, la consommation à volonté de boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants est désormais interdite dans tous les lieux de restauration ouverts au public.

Exit les fontaines à sodas en libre-service. Conformément aux dispositions de la loi Santé de janvier 2016, qui vise entre autres à prévenir les risques d’obésité, de surpoids et de diabète, chez les jeunes notamment,  les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants ne pourront plus, à compter du vendredi 27 janvier, être proposées à volonté aux clients de lieux de restauration ouverts au public, du type fast-food et autres, que ce soit gratuitement ou pour un prix forfaitaire. Une interdiction qui concerne tout aussi bien la restauration collective et sociale, que l’hôtellerie et les clubs de vacances. Sont également soumis à cette interdiction, les établissements scolaires, ainsi que les établissements destinés à l'accueil, à la formation et l'hébergement des mineurs.


Un arrêté en ce sens, signé conjointement par les ministres de la santé, de l’agriculture et de la consommation, est paru ce jeudi au Journal Officiel. Ce dernier vise  "les boissons gazeuses et non gazeuses aromatisées, des concentrés comme les sirops de fruits, les boissons à base d'eau, de lait, de céréales, de légumes ou de fruits y compris les boissons pour sportifs ou les boissons énergisantes, les nectars de fruits, les nectars de légumes et produits similaires, dès lors que ces boissons contiennent des sucres ajoutés ou des édulcorants de synthèse".

Des risques multiples

Cette disposition intervient quatre ans après la taxe sur les boissons sucrées entrée en vigueur en 2012. Dans l’amendement déposé dans le cadre de la loi Santé relatif à l’interdiction des fontaines à sodas en libre-service, les auteurs soulignent que les boissons visées "n’apportent que des calories dites ‘vides’, c’est-à-dire ne contribuant à aucun apport en vitamines ou minéraux d’intérêt physiologique." En revanche, elle crée une appétence pour la saveur sucrée dont la surconsommation augmente "le risque d’obésité" et  de pathologies liées : diabète de type 2, divers cancers, maladies cardio-vasculaires, pathologies articulaires...


En outre, les parlementaires auteurs de l’amendement, soulignent que "dans un contexte très concurrentiel, de plus en plus d’enseignes proposent la mise à disposition de fontaines de boissons sucrées ou édulcorées."

En vidéo

Ces sodas qui nous vieillissent de 4,6 ans en moyenne

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter