Soins dentaires gratuits : comment l'assurance maladie compte s'y prendre

Soins dentaires gratuits : comment l'assurance maladie compte s'y prendre
Santé

SANTÉ - Alors que la ministre de la Santé Agnès Buzyn a promis un "reste à charge zéro" pour les soins dentaires d'ici à 2022, "Le Parisien" révèle le projet de convention tarifaire pour les prothèses dentaires, comme les couronnes, avec des remboursements différents suivant la nature des soins et la localisation des dents.

Les soins dentaires gratuits, c'était une promesse d'Emmanuel Macron, reprise dans la feuille de route de la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Pour organiser ce "reste à charge zéro" dont les patients doivent bénéficier d'ici à 2022, la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) travaille sur une nouvelle convention tarifaire avec les chirurgiens-dentistes. 

Le Parisien révèle ce mercredi le projet de convention tarifaire de la Cnam. Dans ce document, l'assurance maladie propose plusieurs niveaux de remboursements en fonction de la nécessité des soins et de l'emplacement de la dent concernée. Explications.

Lire aussi

Trois "paniers de soins" remboursés différemment

Les différents types de soins seraient répartis en trois "paniers de soins". Le premier serait composé des soins prothétiques essentiels, qui représentent 46,6% des soins. Ce sont ces actes qui seraient intégralement remboursés et pour lesquels le patient n'aurait rien à dépenser. Pour permettre un remboursement à 100%, la Cnam demanderait aux chirurgiens-dentistes de baisser leur tarif de 388 millions d'euros au total.

Le deuxième panier serait, lui, composé de soins moins essentiels, et qui conserveraient un "reste à charge modéré". La Cnam proposerait pour ces actes médicaux une baisse de tarif de 174 millions d'euros. Enfin, un troisième panier de soins serait composé des soins les plus haut de gamme, pour lesquels les tarifs resteraient libres et qui ne seraient pas remboursés.

En vidéo

VIDÉO - Où faut-il réaliser ses soins dentaires pour payer moins cher ?

Les critères pour un meilleur remboursement : la localisation de la dent et la matériau utilisé

Comment définir les soins essentiels et ceux qui le sont moins. Dans le document de la Cnam, deux critères sont évoqués : le matériau utilisé (céramique, métal) et la localisation de la dent (incisive, canine, prémolaire ou molaire). L'objectif ? "Garantir l’accès de tous à des matériaux dont la qualité esthétique soit adaptée à la localisation de la dent concernée".

Ainsi, les soins sur les dents les plus visibles - incisives et canines - seront plus esthétiques que sur les dents moins visibles - prémolaires ou molaires. "Le dentiste posera des prothèses en céramique jusqu’à la première prémolaire, au-delà, ce sera du métal, comme dans les années 1970", expliquent dans Le Parisien les docteurs Olivier André et Stéphane Zenou, du think tank Agir pour la santé dentaire.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter