Sommeil, transports et travail : la somnolence guette près d'un conducteur sur dix

Sommeil, transports et travail : la somnolence guette près d'un conducteur sur dix

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SANTE - Selon un sondage de l'Institut national du sommeil et de la vigilance (InSV), un tiers des actifs accuse une dette sévère de sommeil. Et entre dans un engrenage épuisant de somnolence, manque de vigilance, risque d'accident et détérioration de la santé.

Métro, boulot, dodo. Un triptyque que beaucoup d'actifs connaissent plus ou moins bien. Selon une étude de l'Institut national du sommeil et de la vigilance (InSV) réalisé à l'occasion de la 14e Journée nationale du sommeil prévue le 28 mars, un Français sur trois ne dort pas assez. Cette tendance peut entraîner chez certains une période de somnolence qui n'est pas sans danger : 17 % des sondés somnolent au volant au moins une fois par mois et un conducteur sur dix avoue même s'être endormi au moins une fois dans l'année.

Heureusement, ils ouvrent l'œil à temps dans la plupart des cas même si 7 % d'entre eux ont déjà eu un accident mineur sans dommage matériel ou corporel. "Personne n'est à l'abri, met en garde le Dr Joëlle Adrien, présidente du conseil scientifique de l'InSV. Pas même ceux qui font des petits trajets". Ce phénomène n'épargne pas les utilisateurs de transports en commun : lorsqu'ils sont passagers, 39 % s'assoupissent au moins une fois à l'aller et/ou au retour pour une durée moyenne de 23 minutes.

Des nuits encore trop courtes

Plus généralement,  21 % des actifs qui se disent somnolents, et 6 % vont même jusqu'à se qualifier de "très" somnolents. Une situation qui s'explique en premier lieu par des nuits trop courtes. En 2014, la majorité des Français dorment en moyenne sept heures par nuit. Mais 36 % s'octroient moins de 6 heures dans les bras de Morphée. "C'est-à-dire bien en deçà du temps de sommeil recommandé pour éviter des troubles de santé", souligne Damien Léger, président de l'InSV.

Plus la pratique est fréquente, plus les conséquences sont importantes : mauvaise humeur, concentration difficile, surpoids ou encore diabète. A cela s'ajoute des troubles du sommeil, insomnies et les éveils nocturnes en tête. Pourtant, seuls 13 % des actifs qui en souffrent se traitent. "Très peu de mauvais dormeurs veulent se faire soigner car les médicaments ne bénéficient pas d'une bonne réputation et sont souvent insuffisants", commente Damien Léger.

Les astuces pour limiter les dégâts ? Les siestes effectuées au moins une fois par semaine et les grasses matinées du week-end. "Le différentiel entre le temps de sommeil de semaine et celui du week-end est un bon reflet de la dette que l'on a accumulée", souligne le Dr Joëlle Adrien. Dans la semaine, mieux vaut privilégier les bonnes vieilles astuces, comme adopter des horaires réguliers, pratiquer une activité physique, faire un dîner léger et éviter l'alcool et le tabac le soir.
 

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