Sondage : quand amour, sexe et confinement ne font pas forcément bon ménage

Sondage : quand amour, sexe et confinement ne font pas forcément bon ménage

ETUDE - Selon une enquête Ifop-Charles.co publiée par Le Parisien, une majorité de couples estime que le confinement n’a pas eu d’impact sur sa relation. A l'opposé, pour environ un sur dix, l'isolement à domicile a suscité le besoin de s'éloigner un temps, voire définitivement. Détails.

Ça passe ou ça casse. Voilà une formule qui résume en peu de mots la situation des couples Français après près de deux mois de confinement. Si pour une majorité d'entre eux (60%), l'isolement à domicile n'aura pas eu d'incidence ou aura même permis de rapprocher les deux conjoints (environ un tiers), ce n'est pas le cas de tous, révèle une étude réalisée par l'Ifop pour Charles.co, un site de consultations en ligne de médecins sexologues.

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Ainsi, pour un peu plus d'un couple sur dix, confinement n'a pas rimé pas avec plénitude sentimentale, détaille Le Parisien ce mardi. Près de 4% de ces couples envisagent même la rupture. "On note cette tendance plutôt chez les jeunes couples, sans doute les plus fragiles, pour eux le confinement a été un poison et non un ciment " analyse François Kraus, directeur du pole politique actualité à l'Ifop.

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Dans le prolongement de ce premier enseignement, 12% des partenaires sondés refuseraient de vivre à nouveau cette expérience sous le même toit si un "reconfinement" venait à être prononcé.  "Ce sont les femmes qui se distinguent ici, surtout en voulant être confinées seules. La répartition des taches ménagères et la gestion des enfants où elles sont davantage sollicitées peuvent créer des conditions de frustration amenant à vouloir s’éloigner", souligne Francois Kraus,

Un couple sur cinq n'a plus de rapport sexuel

Coté libido et épanouissement sexuel, la promiscuité impliquée par le confinement n'a pas été sans conséquence non plus. "Le stress, l'angoisse liés à l'épidémie peuvent altérer la sexualité, on note surtout un gros besoin de tendresse", poursuit sur ce point le directeur de l'institut de sondage. Ainsi, la proportion de couples ayant eu au moins un rapport en quatre semaines est passé de 74% à 56%. Et un couple sur cinq (21%) isolé à domicile affirme n’avoir eu aucun rapport sexuel au cours des quatre dernières semaines, contre 10% en temps normal. 

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Si le phénomène est perceptible chez l’ensemble de la population, il est évidemment plus accentué chez les célibataires, à savoir 87% contre 56%. Ces derniers sont d'ailleurs relativement nombreux à avoir d'ailleurs transgressé les règles du confinement pour accueillir ou se déplacer pour voir leur partenaire, faisant fi des recommandation sanitaires (21% des 25-35 ans). 

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