Sondage : les Français favorables à la vaccination en pharmacie

Santé

Vaccin – Dans un sondage réalisé sur 6000 participants, une écrasante majorité des personnes interrogées se déclare favorables à la vaccination par le pharmacien. Une position rejetée en bloc par les médecins généralistes.

Et si, demain, votre vaccin contre la grippe ou votre rappel de tétanos se faisait non plus dans le cabinet de votre médecin traitant mais à la pharmacie du coin de votre rue ?

Cette solution envisagée dans le projet de loi santé promulguée en janvier dernier avait été retirée devant l’opposition des médecins généralistes. Toutefois, l’institut OpinionWay, associé à Satispharma a voulu connaître la position des patients sur la question.

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Les 3/4 disposés à sauter le pas

Dans un questionnaire distribué dans 65 pharmacies du pays entre le 6 janvier et le 23 mars 2016, 6000 personnes ont donné leurs impressions sur la possibilité de se faire directement vacciner en pharmacie.

Et une écrasante majorité des sondés se dit favorable à un tel changement puisque huit personnes sur dix ne voient pas d’inconvénients à ce que le pharmacien prenne en charge leur vaccination. Les 3/4 des répondants seraient même disposés à se faire vacciner dès à présent en pharmacie. A noter que, parmi les sondés, ce sont les seniors qui seraient les plus partisans de cette pratique.

Plus que le fait de "simplement planter une aiguille"

Mais, du côté des médecins généralistes, une telle pratique n’est pas envisageable. Des 2014, dans les colonnes de nos confrères du Figaro , ces derniers protestaient contre cette mesure pour plusieurs raisons. La première est "que tous les pharmaciens ne savent pas forcément vacciner, même si c'est un geste qui s'apprend facilement", précisait Claude Leicher, président du syndicat de généralistes MG France. "Mais surtout, ajoutait-il, la vaccination ne consiste pas seulement dans le fait de planter une aiguille, c'est aussi une discussion avec les patients sur les indications ou contre-indications et sur la nécessité de faire un rappel."

Du côté des pharmaciens, si on n’est pas opposé à un tel dispositif, la profession rappelle que des formations seraient nécessaires pour pratiquer un tel acte.
 

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