Stress post-traumatique : une pilule testée pour les victimes des attentats

MÉDECINE – L’AP-HP vient de lancer une série de test sur 400 personnes pour mettre au point une pilule permettant de gérer le stress post-traumatique suite à des attentats.

Elles ont vécu l’horreur, mais leur traumatisme peut parfois mettre du temps à se déclencher. Pour certaines victimes des attentats, le plus dur commence dans les semaines ou les mois qui suivent. Atteintes de stress post-traumatique, elles souffrent d’une façon différente des blessés physiques. 


Pour les aider à se reconstruire, l’AP-HP a décidé de lancer des tests pour trouver un traitement. Des pilules à base de propranolol, une molécule déjà utilisée contre le stress et qui doit permettre d’influer sur les souvenirs. "L’idée de cette molécule est de laisser (ces souvenirs) dans une mémoire à court terme et de pouvoir les effacer, les reprogrammer", explique à LCI  le docteur Gérald Kierzek.

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Après avoir obtenu des premiers résultats convaincants, l’AP-HP vient de lancer une étude auprès de 400 patients. "Il ne faut pas parler de pilule miracle, car cela occulterait les autres techniques", poursuit le docteur Kierzek. Des façons de gérer le stress post-traumatique sans passer par la chimie et les médicaments qu’il ne faut pas oublier, rappelle-t-il. 


Menée dans une quinzaine de centres à Paris, Rouen et Nice, l’étude est toujours ouverte aux volontaires qui souhaitent se signaler auprès de l’assistance publique.

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