Substances toxiques : mieux vaut laver vos vêtements neufs avant de les porter !

Santé
ALERTE - Des produits allergènes mais aussi cancérogènes… sur les vêtements neufs et les chaussures. C’est ce que révèle un rapport publié ce mercredi par l’agence nationale de sécurité de l’alimentation et de l’environnement (ANSES).

Les autorités sanitaires sont souvent interpellées au sujet d’allergies ou d’irritations cutanées en lien avec des vêtements et des chaussures. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a donc cherché à savoir d’où venait le mal. En étudiant des habits neufs et des chaussures ayant entraîné des plaintes des clients, l’agence sanitaire a rapidement compris le problème : ils contiennent toute une série de produits toxiques !

On y trouve par exemple "des colorants azoiques qui sont cancérogènes" ou encore "certaines substances qui sont utilisées dans les colles", nous explique Christophe Rousselle de l’Anses. Avec l’aide de dermato-allergologues, et de toxicologues, l’agence sanitaire a pu également identifier du benzidine, du chrome 6, du nickel ou des nonylphénols, "qui sont à la fois des substances irritantes cutanées, toxiques pour la reproduction, et des perturbateurs endocriniens".


Pour éviter tout problème de santé, la première des solutions est de laver ses vêtements neufs, selon les recommandations publiées ce mercredi par l'Anses. Avec un passage en machine, on réduit fortement l’exposition à ces produits. Mais les autorités sanitaires préconisent d’aller plus loin.

Elles souhaitent notamment que le maximum réglementaire du chrome 6 dans les articles en cuir soit abaissé, car des réactions allergiques ont été observées après des expositions qui étaient pourtant en dessous du "seuil réglementaire". Autre réglementation souhaitée : fixer un maximum pour le nickel dans les textiles, comme c’est déjà le cas pour les jouets, les cosmétiques et les bijoux.


Enfin, elles demandent aux industriels et aux responsables de la commercialisation des textiles et chaussures de prendre conscience de leur rôle. Il faudrait qu’ils "évitent la présence de ces substances et, si ce n’est pas possible, la mentionnent sur les étiquettes", indique Christophe Rousselle au micro de TF1. Un moyen d’alerter les consommateurs.

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