"C'est comme si c'était une maladie honteuse" : guérie du coronavirus, Anne, 70 ans, raconte son expérience éprouvante

"C'est comme si c'était une maladie honteuse" : guérie du coronavirus, Anne, 70 ans, raconte son expérience éprouvante

TÉMOIGNAGE - Dépistée positive au coronavirus le 1er mars, Anne Girardin, une retraitée de 70 ans, est désormais considérée comme guérie. C'est aussi le cas de Josué et Michael à Mulhouse. Ils racontent la période de confinement et le soulagement de n'être aujourd'hui, officiellement, plus malades.

Anne va mieux. Après dix jours de confinement dans le Morbihan, Anne peut enfin sortir. Par précaution, elle souhaite porter un masque mais profite tout de même de sa liberté retrouvée : "Cela fait du bien de respirer un peu d’air pur".  Considérée comme guérie par les médecins, cette femme de 70 ans, testée positive le 1er mars, a ressenti les premiers signes du Covid-19 dès la mi-février. "J’avais les symptômes grippaux, raconte-t-elle aux équipes de TF1 dans la vidéo en tête de cet article : le nez qui coulait, une toux sèche glaireuse et de la fièvre jusqu’à 39°, puis 39° pendant plusieurs jours". 

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Toujours très inquiète pour son mari

C’est en accompagnant son mari à l’hôpital, lui aussi touché par le nouveau virus, que cette retraitée a découvert sa contamination. Un coup de massue : "Je ne voulais pas en parler au début, parce qu’on est choqué. C’est une maladie qui est nouvelle. Elle n’est pas honteuse, mais c’est comme si c’en était une. Pendant cette période de confinement, j’avais mon téléphone qui ne s’est pas arrêté de sonner. Je passais ma journée au téléphone avec la famille, les connaissances, les amis, mon patron… Ils me laissaient tous des messages sympas."

Aujourd’hui, Anne remercie le corps médical pour son dévouement. Elle reste toutefois très inquiète pour l'état de santé de son mari, toujours en réanimation à l’hôpital, placé en coma artificiel. 

Mal de tête, beaucoup de  fièvre, "c'était comme une très grosse grippe, j'étais couché, je n'arrivais plus à me lever, j'avais des vertiges", raconte Josué Peterschmitt. Il a été contaminé lors du rassemblement évangélique de Mulhouse, considéré comme un des clusters de l'épidémie en France. Ces symptômes ne sont plus que de vilains souvenirs. 

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Après une semaine "difficile" de quarantaine, le jeune homme a peu à peu retrouvé la santé pour enfin reprendre le travail ce jeudi. C'est probablement ce qui attend aussi à Michaël, son frère. Lui aussi a été testé positif et termine sa période d'isolement. "C'est vrai que c'est long de ne pas avoir de contact physique avec les personnes, de ne passer seulement que par le téléphone, le côté humain finit par manquer", explique le père de famille. 

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Si le nombre de patients décédés du coronavirus est au cœur des préoccupations, comme Anne, la très grande majorité des personnes infectées en guérissent. Ainsi selon le Johns Hopkins Center for Systems Science and Engineering, qui recense toutes les données liées au coronavirus dans le monde, 4.373 personnes sont à ce jour sont décédées de ses suites, contre un total de plus de 66.000 guérisons.

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