Un chewing-gum pour diagnostiquer le cancer ?

Santé

INGÉNIEUX – Une compagnie de biotechnologie américaine affirme avoir développé un nouvel outil de diagnostic plutôt original, à savoir un chewing-gum. Elle espère commercialiser son test de dépistage d’ici l’année prochaine.

Plus tôt le cancer est pris en charge, plus il a de chance d’être guéri. Les chercheurs le savent bien et planchent sans relâche sur des outils toujours plus pointus. Le dernier en date : un chewing-gum qui serait capable de diagnostiquer un cancer du pancréas, du poumon ou du sein. Ses créateurs, la compagnie américaine de biotechnologie Volatile Analysis et l’organisation à but non lucratif Hudson Alpha, espèrent commercialiser ce test dès l’année prochaine. 

Comment fonctionnerait un tel outil ? De la manière la plus simple du monde. Les patients mastiqueraient leur chewing-gum pendant 15 minutes, capturant ainsi les nombreux composés volatils qui stagnent dans la salive. Dans un second temps, la pâte à mâcher serait envoyée en laboratoire afin d’être analysée. Une méthode qui serait très efficace puisque, comme le rappelle la présidente de Volatile Analysis, Katherine Bazemore, au Dailymail "chaque cancer est caractérisé par des éléments chimiques différents". 

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Dans la famille des méthodes de diagnostic peu orthodoxes, la France n’est pas en reste. Pour son test, ce sont des chiens, deux malinois, qui ont été chargés de "repérer les composants odorants" inhérents aux tumeurs du cancer du sein grâce à leur odorat. Après six mois d’étude, les résultats du protocole Kdog, révélés en mars 2017, se sont montrés plutôt prometteurs. L’institut Curie a ainsi annoncé "un résultat positif à 100%" sur la phase-test, menée sur une cohorte de 130 femmes.

Pour autant, en attendant que ces nouveaux procédés soient utilisés à grande échelle, la fin des biopsies, des prises de sang, des IRM ou encore des échographies n’est pas pour tout de suite.

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