Un médecin poursuivi en justice par la Sécurité sociale pour ne pas prescrire de génériques

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FAIT DIVERS - Selon une information du quotidien "Le Parisien" publié mardi, un médecin généraliste installé à Saint-Brice-sous-Forêt, dans le Val d'Oise, est poursuivi par la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de son département. Il aurait cessé de prescrire des médicaments génériques depuis cinq ans.

"Pendant dix ans j'en ai prescrit, pendant dix ans mes patients ne guérissaient pas," explique avec fermeté le médecin généraliste au Parisien. Pour Julien Blain, arrêter de prescrire des médicaments génériques part d'une volonté d'appliquer "le principe de précaution". Il estime que l'état de santé de certains de ses patients s'est détérioré à la suite de prise de génériques. L'homme récuse toute faute professionnelle. 


Pour la Sécurité sociale, qui avait déjà condamné le praticien de santé à un avertissement en 2015 pour des faits similaires, il est question de faire utiliser un maximum ses médicaments moins chers de 30%. Car même si le déficit de la Sécurité sociale a été drastiquement réduit cette année, passant de 2,2 milliards en 2017 à moins de 300 millions d'euros en 2018, le "trou de la sécu" reste hautement d'actualité.

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La question du jour : pourquoi sommes-nous réfractaires aux médicaments génériques ?

Si les molécules utilisées dans les génériques sont identiques aux médicaments classiques, les excipients varient. Pour une partie de la communauté scientifique, ces changements dans les enrobages ou la mise en forme des médicaments ont des conséquences sur l'absorption du principe actif et donc sur l'efficacité globale du produit ingéré. En 2011, l'Académie de médecine soulignait dans un rapport qu'un médicament générique n'était pas "une copie conforme" du princeps. 

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