Un mois après l'opération, le cœur artificiel Carmat bat toujours

Un mois après l'opération, le cœur artificiel Carmat bat toujours

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MEDECINE - Trente jours après la première implantation du cœur artificiel Carmat chez un Français de 75 ans, il n'y a "aucun problème de prothèse", assure les médecins à l'origine de l'opération.

Le bilan est toujours positif pour le premier patient qui s'est vu greffer le cœur artificiel Carmat. Cela fait maintenant trente jours qu'un Français de 75 ans a subi l'implantation de cette prothèse autonome, qui reproduit à l'identique le fonctionnement du muscle cardiaque. Le professeur Christian Latrémouille, qui a opéré le patient à l'hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP) à Paris, a indiqué : "il n'y a aucun problème de prothèse. C'était l'un des critères de succès pour l'opération"

Avant cette implantation, l'état du patient était critique puisqu'il souffrait d'insuffisance cardiaque terminale et ne bénéficiait d'aucune alternative. Créée en 2008, la société Carmat a mis au point une bioprothèse cardiaque, destinée aux dizaines de milliers de malades souffrant d'insuffisance cardiaque avancée et condamnés par la rareté des greffons. À l'origine de ce projet, le chirurgien Alain Carpentier, connu pour avoir inventé les valves cardiaques Carpentier-Edwards.

Trois autres implantations attendues


"Ce cœur est copié au mieux et au plus près de la nature et tous les éléments ont été testés pour atteindre une sécurité de cinq ans. Ce qui le différencie des prothèses antérieures, c'est qu'il est définitif, physiologique et bio-compatible", a souligné ce dernier à l'occasion des Journées européennes de la Société française de cardiologie (SFC). Pour éviter la formation de caillots, le Carmat est composé de matériaux biologiques d'origine bovine qui vont tapisser les zones en contact avec le sang.

Préalablement à l'implantation humaine, il y a eu 35 implantations sur animaux, "sans jamais aucun problème", s'est réjoui le Pr Latrémouille. Pour réaliser cette opération qualifiée de "première mondiale", il a fallu attendre que la société Carmat reçoive l'aval de l'agence nationale du médicament (ANSM) en septembre dernier pour effectuer les premières implantations en France. Fort de ce résultat encourageant, l'hôpital s'apprête à sélectionner trois nouveaux patients.

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