Un nouveau vaccin bientôt à l’essai contre la bronchiolite

Un nouveau vaccin bientôt à l’essai contre la bronchiolite
Santé

PROTÉGER BÉBÉ – Alors que les épidémies de bronchiolite guettent les moins de deux ans à l’approche de l’hiver, des chercheurs français vont bientôt tester un nouveau type de vaccin.

Toux, respiration rapide et sifflante… les symptômes sont impressionnants lorsqu’ils concernent les nourrissons et les jeunes enfants. Pourtant l’infection causée le plus souvent par le virus Respiratoire Syncytial (VRS), qui touche les petites bronches (bronchioles), est souvent bénigne. Rares sont les cas où les bambins doivent être hospitalisés. Mais lorsque les premiers signes apparaissent, ils peuvent mener la vie dure à votre bout de chou pendant une quinzaine de jours. Chaque année, l’infection virale touche environ 30% des mois de deux ans d’après le site Ameli Santé, soit près de 480.000 nourrissons.

Alors, pour que les plus petits affrontent l’hiver sereinement, une équipe du Centre d’investigation clinique en vaccinologie (CIC) Cochin-Pasteur à Paris cherche à mettre au point un nouveau vaccin. Et pour parvenir à ses fins, il lance un appel pour trouver des volontaires.

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    Qui peut participer ?

    Pour cet essai clinique, les chercheurs souhaitent recruter non pas des nourrissons mais des femmes âgées de 18 à 45 ans. Ces dernières doivent également prendre une contraception efficace. Pourquoi ce public en particulier? Tout simplement parce qu’il se rapproche le plus de la cible : les femmes enceintes. A l’instar de ce qui est déjà mis en place pour la grippe, les chercheurs souhaitent leur injecter à terme le virus VRS. "Vacciner la femme pendant la grossesse lui permet de fabriquer des anticorps qui sont ensuite transmis au bébé à travers le placenta en fin de grossesse. Ces anticorps seront capables de le protéger pendant ses premières semaines de vie contre ces affections respiratoires", détaille la responsable du CIC Cochin-Pasteur, Odile Launay, à Europe 1.

    Comment ça va fonctionner en pratique ?

    Pour l’instant, le procédé mis en œuvre n’a pas encore été dévoilé. Seule indication : le système immunitaire de ces dames devra combattre le virus VRS, qui seront suivies jusqu’à un an après la première injection. Une indemnisation est également prévue pour les volontaires. 

    Les femmes qui souhaitent participer ont jusqu’à la fin du mois de janvier pour se déclarer par mail : francoise.delisle@aphp.fr ou par téléphone au 01-58-41-28-60. 

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