Covid-19 : ce qu’il faut savoir sur la troisième dose de vaccin

Covid-19 : ce qu’il faut savoir sur la troisième dose de vaccin

MODE D'EMPLOI - Les contours de la campagne pour une troisième dose de vaccin contre le Covid-19 se précisent, avec un accès "dès le 1er septembre" pour les plus vulnérables, avant un élargissement progressif à tous les plus de 65 ans et les personnes à risque. On fait le point en cinq questions.

Dans un avis rendu mardi, la Haute autorité de santé (HAS) recommande l'injection d'une troisième dose de vaccin anti-Covid à toutes les personnes de plus de 65 ans, ainsi que celles présentant des risques de formes graves. Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, a confirmé ce mercredi 25 août, la mise en place de cette campagne de rappel. On fait le point sur cette nouvelle campagne. 

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Covid-19 : le défi de la vaccination

Qui sera concerné ?

Les plus de 65 ans sont le premier public visé, soit quatorze millions de personnes en France. Des personnes plus jeunes, "présentant des comorbidités qui augmentent le risque de formes graves de Covid-19", sont également concernés par cette dose de rappel. 

Dans un premier temps, cette vaccination concernera un "premier cercle", constitué des résidents d'Ehpad et d'unités de soins de longue durée (USLD), l'ensemble des plus de 80 ans, ainsi que les malades à très haut risque de forme grave de Covid-19 et les patients immunodéprimés. Dans le détail, les comorbidités exposant à un risque accru de forme grave de Covid (diabète, obésité, insuffisance cardiaque ou respiratoire...) concernent une population beaucoup plus large que les personnes "à très haut risque", qui fait référence à une liste restreinte de maladies (malades de cancer en cours de traitement, patients dialysés, transplantés d'organes, porteurs de trisomie 21, etc).

Quand ?

Les personnes de plus de 80 ans ou présentant des comorbidités pourront prendre rendez-vous dès "lundi prochain", soit le 30 août, pour des injections "dans la foulée dès le 1er septembre", a précisé le ministère de la Santé ce mardi lors d’un point presse en ligne. Ainsi, pour la HAS, "la priorité pour les prochaines semaines est de tout mettre en œuvre afin d'augmenter la couverture vaccinale, en particulier dans la classe d'âge des plus de 80 ans pour laquelle la couverture vaccinale complète reste insuffisante (79,9%)".

Pour les autres, il faudra attendre la mi-octobre, en même temps que la vaccination contre la grippe. Sur ce point, la HAS propose "simplifier le parcours vaccinal" des personnes concernées "en administrant le vaccin contre la grippe et celui contre la Covid de manière concomitante" à partir de fin octobre. "Il a paru logique de le proposer au moment où on ferait une vaccination contre la grippe pour éviter de multiplier les sollicitations", abonde Jean-Daniel Lelièvre, expert à la HAS, au micro du 20H.

La même règle s'applique pour les deux cas de figure : un délai de six mois entre la 2e et 3e dose. Par ailleurs, les personnes ayant reçu une monodose du vaccin Janssen pourront recevoir la dose de rappel mais d'un vaccin à ARN messager, soit celui de Pfizer ou de Moderna, quatre semaines après la première injection.

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Vaccin contre le Covid : ce qu'il faut savoir sur l'administration d'une troisième dose

Où pourront être vaccinées les personnes concernées ?

Il n'y a pas de changements concernant les lieux de vaccination. Les centres de vaccination, les pharmacies restent disponibles, ainsi que chez son médecin traitant. Des doses seront également acheminées dans les Ehpad.

Pourquoi cette troisième dose ?

Plusieurs études estiment que la protection du vaccin pourrait diminuer avec le temps, notamment avec la propagation du variant Delta ou de nouvelles souches du virus. La troisième dose viendrait donc renforcer la réponse immunitaire. Ainsi, après quelques mois, "les études récentes suggèrent une réduction de l'efficacité de tous les vaccins, en particulier contre le variant delta", souligne la HAS, même si cette diminution "nécessite d'être confirmée par d'autres études et à plus long terme"

"Cette baisse de la protection concerne essentiellement l'infection et les formes symptomatiques", tandis que les formes graves "restent globalement bien couvertes" malgré une "légère baisse d'efficacité", précise-t-elle. 

"Il faut administrer une troisième dose, ce qui permettra de retrouver une protection maximale et surtout d'augmenter la durée de cette protection", résume le Pr Anne-Claude Crémieux, infectiologue à l'hôpital Saint-Louis de Paris, à notre micro.

Une troisième dose est ainsi déjà proposée aux personnes immunodéprimées. 100.000 d’entre elles ont déjà reçu une injection supplémentaire.

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A terme, le grand public devra-t-il également se faire injecter une dose de rappel ?

Pour l'instant, il est trop tôt pour le dire. Cela dépendra sûrement de l'évolution de l'épidémie, de l'apparition ou non de nouveaux variants et leur dangerosité. Des études sont en cours pour estimer le niveau d'utilité d'une troisième dose pour le grand public. 

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