"Il n'y a pas de risque aggravé" : AstraZeneca défend la sureté de son vaccin

"Il n'y a pas de risque aggravé" : AstraZeneca défend la sureté de son vaccin

EFFETS SECONDAIRES - Alors que plusieurs pays européens ont décidé de suspendre par mesure de précaution le vaccin AstraZeneca, le laboratoire pharmaceutique réaffirme, ce vendredi, que son vaccin est sûr et efficace.

Le groupe pharmaceutique AstraZeneca tente de rassurer une fois de plus sur la non-dangerosité de son vaccin. Dans un communiqué, le laboratoire a affirmé ce vendredi qu'il n'y avait "aucune preuve de risque aggravé" de caillot sanguin entraîné par son vaccin contre le Covid-19. Cette réaction fait suite à la suspension de l'utilisation du vaccin "par précaution" dans plusieurs pays européens ce jeudi."Les chiffres sur ce type (de problème médical) sont beaucoup plus faibles chez ceux qui sont vaccinés comparé à ce qui serait attendu dans la population dans son ensemble", ajoute le groupe.

Sur "une analyse de données de sûreté portant sur plus de 10 millions de cas enregistrés, nous n'avons vu aucune preuve de risque aggravé d’embolie pulmonaire ou de thrombose", détaille le laboratoire dans son communiqué.

Face à la montée de la défiance à l'égard du vaccin AstraZeneca, le laboratoire anglo-suédois et le gouvernement britannique avaient immédiatement réagi jeudi en qualifiant le vaccin de "sûr" et "efficace", tandis que l'Agence européenne des médicaments (EMA) a assuré que le risque de caillot sanguin n'était pas plus élevé chez les personnes vaccinées.

L'OMS soutient le vaccin AstraZeneca

Le vaccin, homologué par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a également reçu le soutien de l'organisation ce vendredi. Elle a déclaré qu'il n'y avait "pas de raison de ne pas utiliser" le vaccin d'AstraZeneca contre le Covid-19.

Une porte-parole de l'OMS a souligné que les experts de cette organisation se penchaient sur les informations concernant la formation de caillots sanguins, mais a noté que pour le moment aucun lien de cause à effet n'avait été trouvé.

Elle a aussi rappelé qu’à la date du 9 mars, plus de 268 millions de doses de vaccins contre le virus avaient été administrées à travers le monde depuis le début de la pandémie, sur la base de chiffres obtenus par l'OMS auprès des autorités de chaque pays. "Aucune mort n'a été liée à l'administration de vaccins contre le Covid-19 jusqu'à cette date", a précisé la porte-parole.

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En attendant des résultats plus précis, l'EMA a estimé que le vaccin pouvait continuer à être utilisé. "Les avantages du vaccin continuent de l'emporter sur ses risques et le vaccin peut continuer à être administré pendant que l'enquête sur les cas de thromboembolies est en cours", a-t-elle déclaré. "Il n'y a actuellement aucune indication selon laquelle la vaccination a provoqué ces conditions, qui ne sont pas répertoriées comme effets secondaires de ce vaccin."

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