Vaccin AstraZeneca : un responsable européen affirme qu'un lien existe avec des cas de thromboses

Vaccin AstraZeneca : un responsable européen affirme qu'un lien existe avec des cas de thromboses

RÉACTION - Un responsable de l'Agence européenne des médicaments (EMA) affirme ce mardi qu'un lien existe entre le vaccin anti-Covid du laboratoire AstraZeneca et les thromboses. L'institution, elle, assure n'avoir "pas encore abouti à une conclusion".

Plus de place pour le doute ? Un responsable du gendarme européen du médicament a affirmé ce mardi qu'un "lien" existe entre le vaccin AstraZeneca et les cas de thrombose observés après son administration, dans une interview au quotidien italien Il Messaggero publiée mardi.

"Nous pouvons désormais le dire, il est clair qu'il y a un lien avec le vaccin. Ce qui cause cette réaction, cependant, nous ne le savons pas encore", a ainsi indiqué Marco Cavaleri, responsable de la stratégie sur les vaccins à l'EMA. "Pour résumer, dans les prochaines heures nous dirons qu'il y a un lien, mais nous devons encore comprendre comment cela se produit", ajoute-t-il, laissant entendre qu'une communication officielle sur ce sujet devrait intervenir très prochainement.

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Toujours est-il que l'institution se refuse pour l'heure à confirmer la nouvelle. Son comité de sécurité "n'a pas encore abouti à une conclusion et l'examen est actuellement en cours", a ainsi déclaré l'agence basée à Amsterdam dans un communiqué transmis à l'AFP quelques heures plus tard. 

"C'est la première fois que ce lien est fait"

Jusqu'ici, l'EMA soutenait qu'"aucun lien causal avec le vaccin n'est prouvé", même s'il est "possible", et que les avantages de la vaccination contre le coronavirus l'emportent toujours sur les risques.  Mais par précaution, plusieurs pays ont décidé de ne plus administrer ce vaccin en-dessous d'un certain âge, comme la France, l'Allemagne et le Canada. La Norvège et le Danemark ont carrément suspendu son utilisation pour l'instant. De son côté, AstraZeneca avait assuré en mars qu'il n'y avait "aucune preuve de risque aggravé", et assuré samedi que "la sécurité des patients" constituait sa "principale priorité".

"C'est la première fois que ce lien est fait", a confirmé ce mardi sur LCI Imad Kansau, infectiologue à l'hôpital Antoine-Béclère de Clamart, soulignant qu'il ne s'agit pas d'"une annonce officielle parce que jusqu'à présent la présence de cet évènement a été très rare par rapport à la fréquence observée dans la population générale non vaccinée". Et d'insister : "ça reste non officiel (...) cependant il y a collectif de médecins qui avance l'hypothèse que peut-être des injections accidentelles non intra musculaires mais tombant dans un vaisseau sanguin puissent déclencher avec cet adénovirus le système de coagulation".

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Pour rappel, depuis plusieurs semaines des suspicions sont apparues sur de possibles effets secondaires graves, mais rares, après l'observation chez des personnes vaccinées avec AstraZeneca de cas de thromboses atypiques. Des dizaines de cas ont déjà été recensés, dont plusieurs se sont soldés par un décès. Au Royaume-Uni, il y a eu 30 cas et sept décès sur un total de 18,1 millions de doses administrées au 24 mars. 

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