Vaccin contre le Covid-19 : la HAS préconise d'espacer les deux doses de 6 semaines

Vaccin contre le Covid-19 : la HAS préconise d'espacer les deux doses de 6 semaines

ADAPTATION - Dans un avis rendu ce samedi, la Haute Autorité de Santé considère "raisonnable" d'espacer les deux doses de vaccin contre le Covid-19 de 6 semaines, contre 3 à 4 actuellement. Elle pose cependant plusieurs conditions à cette mesure.

"Dans un contexte de limitation en nombre de doses de vaccin et afin de permettre une augmentation de la couverture vaccinale des personnes les plus vulnérables à court terme, l'allongement du délai entre deux doses vaccinales est une option à considérer." Dans un rapport publié ce samedi, la Haute Autorité de Santé (HAS) assure qu'espacer de six semaines l'injection des deux doses de vaccins contre le Covid-19, au lieu de trois à quatre semaines actuellement, constitue une solution "raisonnable". Jusque-là, l'administration des doses était espacée d'au moins 21 jours pour le vaccin Pfizer-BioNTech et de 28 jours pour celui produit par Moderna.

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Un risque de perte d'efficacité qui "paraît limité"

Le risque de perte d'efficacité "paraît limité", rapporte-t-elle. Les résultats des essais cliniques de phase 3 pour les vaccins à ARN messager "montrent une efficacité du vaccin Comirnaty® de Pfizer BioNtech qui débute à partir du 12e jour après la première dose et celle du vaccin de Moderna à partir du 14e jour après la première dose", explique-t-elle. Par la suite, les personnes les plus âgées vaccinées "montrent une réponse immunologique satisfaisante et une efficacité vaccinale similaire à celle retrouvée chez les personnes les plus jeunes".

700.000 personnes vaccinées supplémentaires en un mois

L'allongement du délai d'injection des deux doses permettrait d'"accélérer l'administration de la première dose aux personnes les plus vulnérables", soit, selon les projections de la HAS, au moins 700.000 personnes supplémentaires "qui seraient protégées par le vaccin" sur le premier mois d'application de cette mesure. "D'autres modélisations réalisées au niveau international, américaines et canadiennes notamment, corroborent ces résultats", précise-t-elle. Début janvier, le Groupe stratégique consultatif d'experts (SAGE) sur la vaccination de l'OMS avait également jugé possible de retarder l'administration de la deuxième injection de quelques semaines "dans des circonstances exceptionnelles de contextes épidémiologiques et de contraintes d'approvisionnement".

Le Danemark pratique déjà un espacement de six semaines entre les deux doses depuis le 4 janvier. Le Royaume-Uni, lui, laisse s'écouler depuis fin décembre jusqu'à 12 semaines entre les deux injections.

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Un plan à mettre en place rapidement

La HAS ne considère pour autant que cette mesure ne peut être efficace que si elle est "mise en œuvre rapidement" et que les doses de vaccins sont réservées aux populations les plus à risque de forme grave de Covid-19 ou de décès, à savoir "les personnes âgées de plus de 75 ans puis les personnes âgées de 65 à 74 ans, en commençant par celles présentant des comorbidités". De plus, insiste-t-elle, "la totalité des doses disponibles des deux vaccins" doivent être utilisées et "la capacité vaccinale y compris pendant les potentielles périodes de confinement" doit être maintenue.

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