L'Académie de médecine recommande de reporter de six mois la seconde injection pour les moins de 55 ans

L'Académie de médecine recommande de reporter de six mois la seconde injection pour les moins de 55 ans

VACCINATION - Dans un communiqué publié en début de semaine, l'Académie nationale de médecine recommande de repousser de six mois la deuxième injection de vaccin à ARN messager pour les moins de 55 ans, déjà reportée de 28 à 42 jours par le gouvernement.

L'espacement entre les doses de vaccin fait toujours débat. Alors que l'exécutif a décidé de repousser la deuxième injection des vaccins à ARN messager (Pfizer et Moderna) de 28 à 42 jours après la première dose depuis mercredi (sauf avis médical contraire), l'Académie nationale de médecine recommande même de la reporter de plusieurs mois. La raison : la protection élevée dès la première dose et la volonté d'accélérer la campagne de vaccination.

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"L'enjeu majeur de sortie de la crise sanitaire actuelle est l'acquisition d'une immunité collective suffisante pour contrôler la circulation du virus et envisager le relâchement des mesures de restriction", écrit l'Académie dans un communiqué. Pour cela, un maximum de Français doit recevoir le vaccin, et même 90% des adultes selon des projections de l'Institut Pasteur, en cas de non-vaccination des enfants.

"Ces estimations renforcent la perspective d'une circulation durable du SARS-CoV-2, qui peut être propice à l'émergence de nouveaux variants, avec ses conséquences délétères sur la santé publique et la vie économique du pays", prévient l'Académie nationale de médecine. "Elles imposent d'accélérer la campagne de vaccination de masse malgré les difficultés d'approvisionnement et la perte de confiance du public dans certains vaccins", notamment AstraZeneca ou Johnson & Johnson, dans la tempête.

Le vaccin reporté six mois après l'infection ?

Pour ce faire, l'Académie recommande "de retarder de six mois la date de la seconde injection de vaccin à ARN messager chez les personnes immunocompétentes âgées de moins de 55 ans". Une recommandation basée sur des travaux scientifiques. "Deux études très récentes (avril 2021) démontrent qu'une seule dose d'un vaccin à ARN messager confère rapidement une protection très élevée", poursuit l'Académie, qui évoque une étude américaine montrant un taux de 80% de protection deux semaines après la première injection (et 90% après la seconde).

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Une autre, organisée chez le personnel hospitalier britannique, assure que l'efficacité du Pfizer trois semaines après la première dose s'élève à 72%, et 86% une semaine après la deuxième. Une telle mesure permettrait d'ailleurs "d'élargir la population des personnes pouvant recevoir une première injection de vaccin à ARN messager, ce qui permettrait de la proposer au plus tôt aux personnes très exposées, notamment aux professionnels de l'enseignement".

En outre, l'Académie nationale de médecine préconise aussi "de reporter la vaccination des personnes ayant été infectées par le virus, sur la foi d'un test RT-PCR positif, à six mois après la date de positivité de ce test".

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