Vaccination : c'est le moment de faire le point

Vaccination : c'est le moment de faire le point

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SANTE - Rappel, mise à jour, rattrapage : il n’est jamais trop tard pour se protéger, explique l'Inpes à l'occasion de la Semaine européenne de la vaccination. Cette dernière vise à rappeler au grand public l’importance de faire vérifier son carnet de santé par un professionnel.

Par faute de temps, oubli ou méfiance votre carnet de santé n'est pas actualisé. Pas d’inquiétude car il n’est pas nécessaire de tout reprendre à zéro. Voilà le message que veut faire passer la Semaine européenne de la vaccination, coordonnée par l’Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes). Afin d’être protégé contre certaines maladies, il faut"être à jour" de ses vaccinations, soit avoir reçu toutes les doses des vaccins recommandées, rappels compris, selon son âge.

"Bien souvent, à l'âge adulte, les préoccupations vis-à-vis de sa santé sont moindres. Le carnet de santé reste au fond d'une armoire", relève l'Inpes qui souligne que "la vaccination est le mode de prévention le plus efficace pour certaines maladies infectieuses (tétanos, polio, rougeole, méningite)". Mais les résultats du Baromètre santé Inpes 2010 montrent que le suivi est rarement assuré : plus d’un quart des Français de 15 à 79 ans (27 %) ne connaît pas la nature de son dernier vaccin.

Des rappels nécessaires pour la coqueluche et la rougeole

Une situation qui concerne tout particulièrement les jeunes de moins de 25 ans (53 %). En tout, c'est un Français sur cinq qui ne serait pas protégé de manière optimale face à ces pathologies, estime l'Institut qui dresse la liste des mises à jour à faire selon les catégories de populations. Entre 11 et 13 ans, puis à 25 ans, un rappel s’impose pour une protection efficace contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite (DTP) et la coqueluche. Le rappel DTP se fera ensuite à âge fixe (45, 65, 75 ans).

Le rappel de la coqueluche est très important chez les jeunes ou futurs parents, pour protéger les bébés. "En 2012, les parents étaient à l’origine de la contamination d’un nourrisson dans 63 % des cas et la fratrie dans 27 % des cas.", précise l'Inpes. Pour toutes les personnes nées depuis 1980, il ne faut pas oublier la rougeole : une deuxième dose du vaccin rougeole-oreillon-rubéole (ROR) est nécessaire si une seule dose a été administrée au cours de la vie. Enfin, les plus de 65 ans ne doivent pas oublier la grippe.

Un nouveau calendrier vaccinal disponible

Chez les adolescents, il est toujours possible de réaliser des vaccins en rattrapage s'ils n'ont pu être faits aux âges recommandés : le vaccin contre l’hépatite B peut être effectué de 11 à 15 ans (2 doses sont nécessaires à 6 mois d’intervalle), le vaccin contre le méningocoque C et celui contre la rougeole, la rubéole et les oreillons également. Les jeunes filles entre 11 et 14 ans peuvent quant à elles se voir proposer la première dose de vaccin contre le papillomavirus , la seconde dose est à administrer six mois plus tard.

A l'occasion de cette semaine de sensibilisation, la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine a annoncé le lancement d'un nouveau calendrier vaccinal simplifié ( la version 2014 est disponible ici ). "Il faut informer, expliquer et être transparent", a-t-elle indiqué. Ce dernier donne toutes les informations pour s’y retrouver : type de vaccins, maladies et personnes concernées, nombre de rappels, procédures de rattrapage en cas d’oubli… Il est ajusté chaque année en fonction de l’avancée des connaissances scientifiques.

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