Vaccination : "Il faut aller chercher les gens les plus à risque en priorité", assure Gérald Kierzek

Vaccination : "Il faut aller chercher les gens les plus à risque en priorité", assure Gérald Kierzek

ÉCLAIRCISSEMENTS - L'Organisation mondiale de la santé a estimé que le niveau de vaccination en Europe était insuffisant pour éviter une résurgence de la pandémie. N'est-on pas assez vacciné aujourd'hui en France et en Europe ? Explications de Gérald Kierzek.

La campagne de vaccination contre le Sars-CoV-2 progresse dans le monde, mais encore trop lentement. En Europe, le niveau de vaccination reste insuffisant pour éviter une résurgence de la pandémie, a mis en garde l'OMS. Selon le docteur Gérald Kierzek, médecin urgentiste à l'hôpital Hôtel-Dieu (AP-HP) et consultant TF1-LCI, "les gens à risque ne sont pas assez vaccinés" : "L'idée n'est pas de vacciner massivement ou quantitativement, mais vraiment de vacciner ces personnes vulnérables", explique-t-il. "Les plus de 65 ans et les plus de 50 ans avec des maladies, des comorbidités, ou bien les patients obèses. Ces patients sont à risque non pas d'une résurgence de l'épidémie, mais d'une résurgence de la saturation du système hospitalier."

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Covid-19 : le défi de la vaccination

"Puisque certains sont très réticents, il faut aller chercher à les convaincre", continue à expliquer le docteur Kierzek. "Les Anglais ont fait une enquête flash. Ils sont allés dire à la population que 98% des gens entrant en réanimation n'étaient pas vaccinés. Il y en avait uniquement 2% qui étaient doublement vaccinés. C'est un argument choc. On n'a pas ces chiffres en France pour convaincre".

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Une semaine après l'annonce de l'ouverture de la vaccination pour les 12-17 ans, le Comité consultatif national d'éthique a publié un avis plutôt réservé. À raison, selon Gérald Kierzek. "Il y a une balance bénéfice risque. Le bénéfice de la vaccination est maximal chez les gens qui ont un risque de forme grave de la maladie. Ce n'est pas le cas chez les enfants ou chez les ados ", précise-t-il. "Alors, ça diminuerait la transmission virale, mais globalement, le bénéfice individuel est extrêmement faible. Il faut plutôt aller chercher les plus à risque en priorité. Et c'est maintenant que se prépare la bataille de l'automne", conclut-il.

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