Vaccins anti-Covid : sur LCI, le patron de Sanofi France fustige le "bashing" contre son laboratoire

Vaccins anti-Covid : sur LCI, le patron de Sanofi France fustige le "bashing" contre son laboratoire

INTERVIEW - Invité ce mercredi soir sur LCI, Olivier Bogillot a répondu aux détracteurs de Sanofi et défendu les choix stratégiques faits par le laboratoire dans la course au vaccin.

L'opinion trop sévère vis-à-vis de Sanofi ? C'est en tout cas ce qu'affirme Olivier Bogillot qui fustige l'acharnement dont fait l'objet de laboratoire. "Je trouve assez irresponsable, au fond, que certains élus qui sont là pour essayer d'accompagner leurs groupes nationaux fassent du bashing. J'en ai un peu assez", a assené ce mercredi sur LCI le patron du groupe pharmaceutique français. 

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"Quand j'entends certains élus qui se font un peu de pub sur le dos de Sanofi dans le cadre de cette crise, je trouve ça un peu lamentable", souligne-t-il encore. 

Un choix "totalement rationnel"

Parallèlement, le dirigeant s'est attaché à défendre les choix stratégiques de son entreprise. Une entreprise qui a accumulé un important retard dans la course au vaccin contre le coronavirus. "Si on devait refaire l'histoire, au mois de mars, on referait exactement le même choix", clame-t-il, affirmant que le laboratoire a utilisé la technologie qui présentait le "plus de promesses". "On ne choisit pas l'ARN messager parce qu'on ne sait pas si ça va marcher, on ne choisit pas l'adénovirus qu'a utilisé AstraZeneca ou Johnson & Johnson parce qu'on sait que ce type de vaccin a une efficacité moindre", détaille Olivier Bogillot. Sanofi a donc fait le choix "totalement rationnel" de la "protéine recombinante adjuvantéd". 

Le vaccin de Sanofi, développé avec le britannique GSK était initialement annoncé pour l'été 2021. Il a toutefois essuyé un revers après des essais cliniques décevants et devrait finalement être prêt d'ici à la fin de l'année, un revers que le président français relativise. "On met habituellement 8 ans pour faire un vaccin. Cette fois, on était à 18/24 mois puis 15 mois, c’est quand même une prouesse remarquable. Je ne le vois pas du tout comme un échec", martèle-t-il. "Vous êtes dans une course de vitesse pour développer un vaccin, et vous prenez des paris. Quand vous essayez d’accélérer, vous pouvez avoir ce type de péripéties". 

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