Variant Delta : "risque majeur" pour les hôpitaux si la vague arrive en août

LUDOVIC MARIN / POOL / AFP

MENACE - La quatrième vague de contaminations par le Covid-19 présentera un "risque majeur" pour les hôpitaux si elle arrive dès août faute, craint le directeur de l'Agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France.

"Oui, il y a aura un impact sur les hôpitaux". La menace de la quatrième vague de contaminations par le Covid-19 est réelle alerte le directeur de l'Agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France Aurélien Rousseau dans une interview au Journal du dimanche, soulignant qu'"au bout de trois vagues, on n'a plus aucun doute". Selon lui, "le risque majeur, ce serait une arrivée précoce de la vague, en août, en période de pénurie d'effectifs".

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Variant Delta : la France face à une quatrième vague

"Des projections plus incertaines que l'été dernier"

Dans le cas où elle aurait lieu en septembre, "les personnels seront plus nombreux à avoir repris, mais on n'évacue pas un an et demi de mobilisation en quelques semaines de congés", prévient Aurélien Rousseau, notant que "les projections des modélisateurs de l'épidémie sont plus incertaines que l'été dernier" car on ignore notamment "quel frein jouera la couverture vaccinale" face au variant Delta. Il n'en demeure pas moins que pour atténuer cette vague et permettre aux hôpitaux de tenir, la vaccination se présente comme "une arme massive", insiste-t-il. "Chaque injection peut empêcher une entrée en réa dans un mois".

En Ile-de-France, "il faut six jours en moyenne pour obtenir un rendez-vous" contre "12 juste après l'intervention du président de la République, lorsque tout le monde s'est rué pour en obtenir un", note-t-il, ajoutant que "cette semaine, on a de quoi réaliser 800.000 injections : c'est presque notre record et une prouesse en plein été".

Une "culture de la prévention" moins forte qu'ailleurs

En plus des centres de vaccinations, pour aller vers les publics les plus éloignés du soin, "aux côtés des médecins, nous comptons beaucoup sur les pharmaciens pour repérer et accompagner les gens qui ont des comorbidités, et sur les infirmiers qui se déplacent à domicile", explique-t-il. 

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Et en terme d'inégalités territoriales, "on fait de la discrimination positive dans l'allocation des doses de vaccins, en surdotant la Seine-Saint-Denis, par exemple", souligne Aurélien Rousseau qui ajoute qu'"on n'a pas découvert les inégalités de santé avec la pandémie mais elle les a révélées, comme un précipité chimique". Or "la culture de la prévention est moins forte chez nous que dans de nombreux pays".

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