Caroline Fourest : "J'aurais toujours plus confiance dans un vaccin approuvé par l'UE que dans un vaccin approuvé par l'Angleterre ou les États-Unis"

Caroline Fourest : "J'aurais toujours plus confiance dans un vaccin approuvé par l'UE que dans un vaccin approuvé par l'Angleterre ou les États-Unis"

Tous les mercredis, Caroline Fourest livre un regard critique sur l'actualité de la semaine dans 24H Pujadas sur LCI. Au programme : l'incroyable faux démarrage de la campagne de vaccination en France.

La campagne de vaccination a démarré dimanche dernier dans l'Hexagone. Là où les Allemands en sont à 78 109, les Portugais 16 701, les Danois 13 311, les Italiens 8 361, nous sommes à 138 personnes vaccinées en trois jours et demi. Mais pourquoi la France patine-t-elle autant ?

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La journaliste, essayiste et réalisatrice Caroline Fourest trouve que ces premiers chiffres de France sont très significatifs et qu'ils disent déjà quelque chose. On a commencé par sélectionner en priorité les personnes des Ehpad plutôt que le personnel soignant, alors que nous avons un vaccin qui est difficile à transporter. Les médecins sont dans l'attente des doses du vaccin Moderna, qui lui, est plus simple à transporter. Si on commence par ceux auprès de qui il faut amener le vaccin, il faut inverser d'urgence la priorité et commencer par le personnel soignant qu'il est plus facile de vacciner. Et quand on aura Moderna, on pourra réinverser la priorité et aller vers les Ehpad. Si ce vaccin est si difficile à transporter, pourquoi ne pas mobiliser l'armée.

Le modèle anglo-saxon protège moins. Caroline Fourest confie qu'elle aura toujours plus confiance dans un vaccin qui a été approuvé par l'UE que dans un vaccin approuvé par l'Angleterre ou les États-Unis. Un vaccin approuvé par l'Union européenne est passé par beaucoup d'étapes avant sa mise en circulation. C'est un bon aspect de notre modèle. Par contre, une fois qu'on a le vaccin, on est clairement handicapé par notre philosophie : ce principe de précaution, cette absence de prise de risque, ... En choisissant de vacciner les Ehpad, cela a non seulement ralenti les premières vaccinations. En plus, dans les Ehpad, des gens refusent de se faire vacciner. Les deux handicaps se cumulent.

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