VIDÉO - Chloroquine : des files d'attente devant l'Institut où travaille le professeur Raoult à Marseille

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Coronavirus : la pandémie qui inquiète la planète

FOULE - A Marseille, une centaine de personnes attendaient ce lundi devant l'institut où travaille le professeur Didier Raoult, cet infectiologue qui veut vaincre le coronavirus avec la chroloquine.

La peur collective favorise l'instinct grégaire. A Marseille, devant l'IHU, l'institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection où travaille le professeur Didier Raoult, plus d'une centaine de personnes faisaient la queue ce lundi matin. Sur les images de LCI, on peut effectivement voir une longue file d'attente où des hommes et des femmes armés de masques patientent, en respectant les consignes de sécurité. Ces derniers croient manifestement fort en celui qui se décrit comme un "pêcheur de microbes" et qui voit en la chloroquine, molécule utilisée pour lutter contre le paludisme, un "espoir de traitement" contre le nouveau coronavirus. 

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Ainsi, tous ces Marseillais "fébriles" sont venus demander des tests de dépistage, à rebours des consignes nationales. Alors qu'une étude de grande ampleur est lancée sur l'efficacité de la chloroquine dans le traitement du Covid-19, l'équipe du professeur Raoult, s'appuyant sur ses propres essais, administre déjà cette molécule en l'associant à un antibiotique que l'on appelle l'azithromycine. 

Cela hérissera certainement l'OMS, qui a condamné lundi 23 mars "l'usage de médicaments sans preuve de leur efficacité", mais ces files d'attente ne datent pas d'aujourd'hui. Le fait qu'il soit possible de se faire tester directement à cet IHU et prescrire un traitement à base de chloroquine, alors que les autorités en France ont fait le choix de réserver les tests à certaines populations (fragiles, âgées, femmes enceintes, etc.), est une probable raison de ces files d'attente. 

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De l'espoir, certes, mais de la prudence

Face aux images, Gérald Kierzek, présent sur le plateau de LCI, comprend assurément l'espoir que la chroloquine suscite chez les Français, à l'heure où la situation s'aggrave dans l'Hexagone avec plus de 16 000 cas confirmés et 674 décès, dont trois médecins : "A Marseille, les médecins ont annoncé qu’ils traiteraient directement les malades et ils les traiteraient dans le cadre de leur propre protocole, indépendamment des autorisations des autorités de santé." 

Rien de révolutionnaire, selon lui : "Nous ne sommes pas sur des médicaments qui sont de nouvelles molécules, on connait déjà la chloroquine et l’azithromycine, cette association de l’antipaludien et l’antibiotique." Toutefois, avoue-t-il, il importe de mesurer l'enthousiasme sur "ce traitement qui se fait à la va-vite sur de larges échelles même si l’équipe du professeur Raoult est sérieuse." Le professeur étant effectivement reconnu mondialement comme un ponte des maladies infectieuses.

A l'IHU Méditerranée infection, les médecins signataires ont estimé dimanche dans un communiqué que "conformément au serment d'Hippocrate que nous avons prêté, nous obéissons à notre devoir de médecin. Nous faisons bénéficier à nos patients de la meilleure prise en charge pour le diagnostic et le traitement d'une maladie".

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