REPLAY - Didier Raoult sur LCI : "Je ne suis pas Nostradamus"

Didier Raoult : l'interview intégrale par David Pujadas

INTERVIEW - Invité de David Pujadas ce mardi 27 octobre, le professeur Raoult a défendu son évaluation de l'épidémie de Covid-19, alors que la France subit de plein fouet une deuxième vague.

"J'ai passé ma vie à dire que je ne prédisais jamais rien." À plusieurs reprises pendant l'été, Didier Raoult avait plusieurs considéré qu'il était très probable que le Covid-19 disparaisse, minimisant les risques liés à deuxième vague. Auditionné par la commission d'enquête du Sénat le 14 septembre dernier, le directeur de l'IHU Méditerranée avait affirmé que "le virus a muté et parait lié à des formes moins graves", le rendant donc moins dangereux qu'au printemps. Or, l'explosion des cas en France, avec 52.010 nouvelles contaminations dimanche 25 octobre, un record, va à l'encontre de ses déclarations. 

Pour autant, le virologue ne considère pas s'être trompé dans son évaluation de l'épidémie. "Je ne suis pas Nostradamus", s'est défendu le professeur Raoult, invité de David Pujadas sur LCI ce mardi 27 octobre. "Pourquoi croyez-vous qu'on m'écoute ? C'est parce que je dis toujours ce qui se passe au moment où ça se passe. Je ne fais pas de prédiction. Je prends les gens qui prédisent pour des sorciers. (...) Quand les gens me demandent ce qui se passe, je commence toujours par dire je ne sais pas." 

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"Une autre situation que je n'avais pas prévue"

"C'est la réalité. Ce n'est pas du tout un sentiment", a expliqué le professeur marseillais au sujet de son diagnostic. "On vient de sortir une publication en ligne sur toute la saison juillet-août dans laquelle la gravité est infiniment plus faible que celle que nous avions vu avant." 

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"Tout ce que je vous ai dit, je l'ai écrit, je l'ai publié et c'est vrai", a-t-il fait valoir. "Mais clairement, en juillet et août, il s'est passé quelque chose de radicalement différent de ce que nous avions, qui était incroyablement moins sévère. (...) Maintenant, nous sommes encore dans une autre situation que je n'avais pas prévue et donc celle-là a fait une courbe en cloche."

Le 24 septembre dernier, le scientifique reprochait aux médecins des hôpitaux de Marseille de diffuser "des messages alarmistes qui ne (reflétaient) pas la réalité". Un mois plus tard, juge-t-il avoir pêché par optimisme ? "Ce qui s'est passé, c'est qu'au bout d'une semaine, tout le monde s'est rendu compte que nous n'étions pas à ce moment-là dans cette situation-là. Ce n'était pas la peine de prendre des décisions anticipées pour dire, une semaine après, que finalement ce n'était pas la peine."

"Je ne vois pas de raison d'être pessimiste"

"Moi, je ne veux pas faire peur aux gens. Je ne manie pas la peur pour effrayer les gens. Je pense que ce pays vit une erreur dramatique qui est la dramatisation perpétuelle", a-t-il estimé sur LCI. "Qu'est-ce qu'on va suggérer ? Que tout le monde reste enfermé toute sa vie parce qu'il y a un virus ? (...) Je suis optimiste, mais je ne vois pas de raison d'être pessimiste." 

Pour Didier Raoult, alors que le niveau de contamination suit une courbe ascendante, passant de 10.000 cas début septembre à plus de 50.000 ce dimanche, "il n'y a d'explosion exponentielle". "Il y a une augmentation exponentielle des cas", a-t-il précisé. "Il n'y a pas une explosion exponentielle des hospitalisations en réanimation ni à l'hôpital. Ce n'est pas vrai."

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