La traque du Covid-19 dans les eaux usées, le nouvel indicateur épidémique

La traque du Covid-19 dans les eaux usées, le nouvel indicateur épidémique
Santé

EN VEILLE - En analysant des eaux usées dans les stations d'épuration, le réseau Obépine a élaboré une méthode fiable pour repérer la recrudescence du coronavirus. Une expérimentation vient d'être lancée à La Rochelle, avant une généralisation à l'ensemble du territoire.

Sans campagne nationale de dépistage, il est aujourd'hui impossible de savoir qui a contracté le Covid-19. Seul moyen fiable dans ces conditions  : analyser les eaux usées. Un peu partout dans le monde, des traces du virus ont en effet été trouvées dans les stations d'épuration, dont la surveillance peut, selon les scientifiques, prévenir de l'évolution de l'épidémie. 

Le projet Obépine, pour "Observatoire épidémiologique dans les eaux usées", a donc vu le jour.  Sa méthode d'analyse s'avère fiable pour repérer rapidement la recrudescence du virus. A La Rochelle, où l'on traite les eaux usées de 120.000 habitants, des prélèvements sont effectués deux fois par semaine dans le cadre d'une expérimentation qui vient d'être lancée. Puis ils sont envoyés dans un laboratoire installé à Tulle (Corrèze). Après d'infinies précautions, les échantillons sont passés à la centrifugeuse, et le résultat est sans appel : si le virus est présent, il sera automatiquement détecté.

L'émergence d'un cluster et la multi-contamination de la population peuvent être trouvés par ce biais.- Pierre Charollais, directeur adjoint du laboratoire Qualys

"Si on a des traces de Covid, on sait qu'il y a en amont des malades. Cela ne veut pas dire que le moindre malade va être détecté par ce biais, mais l'émergence d'un cluster et la multi-contamination de la population peuvent être trouvés", souligne Pierre Charollais, le directeur adjoint du laboratoire Qualys, dans le reportage de TF1 en tête de cet article. Résultat, en cas de contamination, les autorités sanitaires peuvent décider de réactiver les centres Covid, ainsi que les drives pour organiser un dépistage massif. 

Une façon d'identifier au mieux le foyer d'infection. "La recherche réelle de l'origine peut prendre un peu de temps, mais l'idée, c'est d'être le plus précis possible pour au moins isoler des quartiers ou des secteurs de type 'établissements à risques'", indique de son côté Yann Guyomarc'h, le directeur général des services délégués de l'agglomération de La Rochelle.

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Cette expérimentation débute ce jeudi à La Rochelle, mais elle devrait être généralisée à l'ensemble de la France dans les prochaines semaines.

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