Comportement, climat, géographie... pourquoi les chiffres du Covid font-ils le yoyo d'une région à une autre ?

Comportement, climat, géographie... pourquoi les chiffres du Covid font-ils le yoyo d'une région à une autre ?

CORONAVIRUS - Le nombre de cas de contamination progresse par exemple dans l'Aube. Pourquoi certains départements sont-ils plus touchés que d'autres ?

Dans le département de l'Aube, le taux d'incidence n'en finit plus de grimper. Ce vendredi matin, tout le monde pense savoir pourquoi. "On voit des gens qui ne mettent pas forcément de masque. La concentration de masse a été plus importante avec le beau temps qui a poussé la population à sortir", expliquent les passants. Résultat, l'Aube déplore 266 cas de contaminations pour 100.000 habitants. Hier soir, elle a rejoint la liste des 23 départements sous surveillance renforcée.

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Jour après jour, semaine après semaine, il est difficile de comprendre comment le virus évolue et pourquoi de grandes disparités s'installent d'une région à l'autre. "Les hausses et les baisses de l'épidémie sont induites par les comportements des individus", explique Dr Martin Blachier, épidémiologiste et médecin de santé publique. Un autre phénomène encore peu connu joue sans doute aussi  : "Il y a très probablement un rôle du climat. L'humidité de l'air et la température jouent soit directement sur les particules virales dans l'air soit sur les comportements en incitant la population à se trouver plus ou moins à l'extérieur ou plus ou moins  à l'intérieur", ajoute-t-il.

"Brassage de population dans les régions frontalières"

Dans les départements sous surveillance, le virus continue en tout cas de progresser. À l'exception des Bouches-du-Rhône et de la Moselle, où la situation semble s'améliorer depuis quelques jours. "Le caractère frontalier de certaines régions joue car les zones frontalières sont souvent densément peuplées et  les brassages de population y sont justement importants", observe pour sa part le Dr Benjamin Davido, épidémiologiste et médecin de santé publique. 

Mais les paramètres restent multiples  car par exemple dans l'Aube, qui n'est pas un département frontalier, la circulation du virus est jugée préoccupante. Aujourd'hui, 1200 doses de vaccins y seront livrées à destination des plus de 75 ans.

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