VIDÉO - Réanimation, tests, décès : en quoi la situation sanitaire diffère-t-elle de celle d'avril ?

VIDÉO - Réanimation, tests, décès : en quoi la situation sanitaire diffère-t-elle de celle d'avril ?
Santé

DÉCRYPTAGE - Depuis quelques semaines, la reprise de l'épidémie de coronavirus semble s'accélérer en France. Pourtant la situation sanitaire n'a pas grand-chose à voir avec le pic observé en avril dernier. On vous explique pourquoi.

"Le virus ne s'est jamais arrêté de circuler." Malgré les mesures drastiques - confinement en tête - prises par le gouvernement en mars dernier, le coronavirus n'a pas été éradiqué. L'été passé, l'épidémie reprend de plus belle dans l'Hexagone. Ces dernières semaines, tous les indicateurs sont repartis à la hausse. Pour autant, la situation sanitaire semble aujourd'hui bien loin de celle observée lors du pic épidémique d'avril dernier.

Tests

Première donnée non-négligeable, le nombre de tests. La capacité française de dépistage du coronavirus a explosé depuis la première flambée épidémique. Désormais, près d'un million de tests sont effectués chaque semaine. Au début de l'été, une personne sur cent était testée positive, désormais ce sont cinq personnes sur cent. 

Une donnée qui doit cependant être relativisée puisqu'une personne malade ne contamine en moyenne que deux personnes tous les quinze jours.

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Hospitalisations

À ce jour, 5616 personnes sont placées en hospitalisation pour cause de coronavirus. Un chiffre qui, s'il est important, reste bien plus faible que celui du 14 avril dernier (32.000 malades hospitalisés). 

Réanimations

Malgré une nette augmentation depuis la fin du mois d'août, le nombre de personnes en réanimation demeure raisonnable. 900 personnes occupent ainsi ces services actuellement contre plus de 7000 en avril. À titre de comparaison, ce niveau correspond à celui au sortir du confinement. 

Décès

Ces dernières semaines, environ 30 décès quotidiens sont recensés. Une moyenne bien plus modeste que lors de la première vague (jusqu'à 600 morts en 24h). Cette baisse de mortalité s'explique par la meilleure prise en charge des formes graves de la maladie. L'utilisation d'anti-inflammatoires et d'anticoagulants semble produire des résultats satisfaisants. Ne plus intuber trop précocement les patients, également. "Nous ne nous battons plus avec les mêmes armes", résume Olivier Véran. 

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