VIDÉO - Coronavirus : des États-Unis à la France, course contre la montre pour trouver un traitement

VIDÉO - Coronavirus : des États-Unis à la France, course contre la montre pour trouver un traitement
Santé

Toute L'info sur

Coronavirus : l'épidémie meurtrière qui inquiète la planète

RECHERCHES - À Chicago, Paris ou Lyon notamment, les chercheurs travaillent d'arrache-pied pour trouver un traitement au coronavirus apparu en Chine. Avec différentes méthodes.

Il n'existe pas encore, c'est donc une course contre la montre qui s'est engagée pour trouver comment soigner le coronavirus. Alors que l'épidémie a déjà fait plus de 600 morts en Chine et continue de se propager, l'OMS a fait un appel de fonds de 675 millions de dollars pour accélérer les recherches. En parallèle, à travers le monde, plusieurs laboratoires travaillent jour et nuit pour tenter de mettre au point un vaccin ou un traitement. 

Voir aussi

A Chicago par exemple, on étudie le virus avec minutie. Pour le Dr Satchel, directrice du laboratoire de l'université Northwestern, trouver un vaccin est devenu la priorité. "Nous avons arrêté tous nos travaux en cours pour nous consacrer à cette épidémie", explique-t-elle. Selon les spécialistes américains de cette faculté, le remède pourrait être disponible cet été. 

Un délai similaire est envisagé à Paris, du côté de l'Institut Pasteur. Frédéric Tangy, chef d'unité génomique virale et vaccination, table sur un essai clinique à l'été prochain, "si tout fonctionne bien", précise-t-il. De fait, la mise au point d'un vaccin coûte cher : de la conception aux essais cliniques, entre 500 millions et un milliard d'euros, selon des estimations. Et ce, sans prendre en compte le coût de fabrication. 

À Lyon, le repositionnement de médicaments

En attendant un possible vaccin, d'autres méthodes sont à l'étude. Chez Virpath, un laboratoire de Lyon lui aussi sur le pont, on expérimente un traitement à partir d'un autre, initialement contre l'hypertension. Et qui s'avère très efficace contre les souches de grippe. On appelle cela du "repositionnement de médicaments". C'est leur spécialité.

Lire aussi

Les chercheurs lyonnais travaillent sept jour sur sept. Actuellement au stade de l'essai clinique de phase 2, ils espèrent lever des fonds pour un essai de phase 3, en vue d'une autorisation de mise sur le marché (AMM). Pour Manuel Rosa-Calatrava, directeur de de recherche à l'Inserm et directeur-adjoint du laboratoire, l'objectif est simple : "Évaluer et valider ces médicaments repositionnés, d'ici un mois, un mois et demi (...) pour être en mesure de proposer une solution thérapeutique."  

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent