VIDÉO – Coronavirus : avec les 200 Français mis en quarantaine dans le centre de vacances de Carry-le-Rouet

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Santé

TÉMOIGNAGES - Quelque 180 personnes, en majorité françaises, sont arrivées ce vendredi à Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône). Rapatriés depuis Wuhan, épicentre de l'épidémie du coronavirus, ils ont passé la première des quatorze journées en quarantaine dans un centre de vacances de cette station balnéaire proche de Marseille. Parmi eux, deux journalistes, qui racontent leur voyage et leur arrivée.

Ils ont passé leur première nuit à Carry-le-Rouet, au milieu d’une pinède. Mais ils ne sont pas en vacances. Près de 200 Français sont arrivés depuis Wuhan ce vendredi 31 janvier dans un centre de vacances proche de Marseille, où ils devront rester confinés deux semaines. Parmi ces rapatriés en quarantaine, deux journalistes de l'AFP. Entre repos et activités ludiques, ils témoignent. 

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Un "soulagement" et la "chance" d'être en bonne santé

La veille, ils quittaient la mégalopole chinoise considérée comme l'épicentre de l'épidémie du coronavirus. En attendant le jour du grand départ, l'ambiance était électrique. "J'ai vu que les gens étaient impatients", se remémore Leo Ramirez, journaliste reporter d'images à l'Agence France Presse (AFP). "Ils avaient peur, mais n'étaient pas paniqués", explique-t-il, témoignant d'une "ambiance très calme" dans l'avion, sans "tension". "Bien sûr, je pense qu'ils étaient heureux d'atterrir en France". Et pour preuve, les passagers de l'avion affrété par le gouvernement ont applaudi à l'atterrissage de leur appareil. Une opinion partagée par Agnès Buzyn. Sur la base militaire d'Istres, la ministre de la Santé a évoqué devant la presse le "soulagement" des ressortissants français aussi bien que celui du gouvernement. "Ils sont heureux de retrouver le sol français, ils se sentent en sécurité, je pense."

Heureux, oui, d'autant plus à l'annonce du lieu où doit se dérouler leur mise en quarantaine, accueillie comme une "bonne surprise", selon l'un des journalistes de l'agence. Ils passeront en effet deux semaines dans une résidence sur la Côte Bleue. Entouré d'une grande pinède, le lieu de vacances est situé dans une calanque accessible uniquement par une étroite impasse. Un cadre idyllique. Et des activités en tout genre afin que la vie "reprenne son cours". Ce matin, une partie de volleyball était ainsi organisée pour les enfants, raconte la Croix-Rouge, qui a mobilisé près de 200 personnes sur le site. Outre ces activités, l'association d'aide humanitaire prévoit aussi de mettre en place dès cet après-midi des activités de conciergerie, avec des courses pour les personnes confinées.

S'ils sont libres de tout mouvement dans l'enceinte du centre, ces Français sont épaulés 24 heures sur 24 par du personnel médical et doivent se soumettre, deux fois par jour, à une prise de température. Et aux abords du centre Vacanciel, l'heure est aussi à la précaution. Les gendarmes surveillent étroitement l'unique entrée du site. Un arrêté préfectoral interdit le survol de la zone, y compris par des drones, jusqu'à mardi.

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Je suis triste d'être si loin de ce qui se passe là-bas- Leo Ramirez, JRI pour l'AFP

S'ils sont rassurés, au soleil et proches de la mer Méditerranée, cela ne suffit pas à effacer la "tristesse" de certains d'entre eux, pour qui "ce départ, c'est faire un trait sur une vie". "Ils quittent Wuhan et ne savent pas s'ils y reviendront". S'il s'estime évidemment chanceux d'être "en sécurité", Leo Ramirez ressent lui aussi une certaine nostalgie. "Je suis triste d'être ici, maintenant, si loin de ce qui se passe là-bas. 

Un sentiment partagé par son collègue, Sébastien Ricci. "Il y a évidemment la satisfaction, la chance de revenir en bonne santé", témoigne-t-il. Avant de conclure : "Et en même temps le regret de ne pas pouvoir continuer d'être aux côtés de ces 11 millions de Wuhanais qui vivent une situation sanitaire très compliquée." 

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