VIDEO - Coronavirus : une trentaine de Français rapatriés de Chine attendus à Branville, les habitants inquiets

A Branville, le village qui va accueillir les Français rapatriés de Wuhan
Santé

QUARANTAINE - Une trentaine de Français vont de nouveau être rapatriés de Chine en raison du coronavirus. Ils atterriront vendredi et seront logés à Branville, en Normandie.

Ils sont une trentaine, "probablement 34" selon le préfet local, à faire partie de la nouvelle vague de rapatriements. A leur arrivée, les ressortissants français revenus de Chine rejoindront vendredi le Calvados, où ils seront placés en quarantaine. Ils s'installeront au "Normandy Garden", un centre de vacances situé dans la commune de Branville. Soixante-dix-sept cottages sur 330 ont été privatisés pour l'occasion. Une barrière a été installée entre la zone privatisée et la partie ouverte au public de ce village vacances de 12 hectares, au cœur du pays d'Auge, à environ 15 km de Deauville et de Cabourg. Même si certains relativisent, la nouvelle n'enchante pas beaucoup ceux qui habitent à proximité des lieux. 

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"Je l'ai appris tout à l'heure sur Internet, ça m'a un peu perturbé sur le coup, confie Patricia. Je ne comprends pas trop pourquoi ils viennent ici. Et le virus, mine de rien, il nous inquiète quand même..." Sylvain, qui tient un commerce environnant depuis cinq ans, se dit, lui, "que pour le business, ce n'est pas génial, parce qu'on se pose des questions, on ne sait pas du tout ce qui se passe". Alors que son collègue, Rodolphe préfère en sourire : "Même s'ils sont infectés, ils sont en quarantaine, pas dans notre jardin, et, de toute façon, il faut bien les mettre quelque part." Un autre riverain prend même la chose encore plus à la légère : "Moi, ça ne m'inquiète pas. Ailleurs (avec les précédents rapatriés), on a vu que tout s'était bien passé."

Durant leur séjour, les rapatriés seront suivis par une équipe médicale de treize personnes (médecins, infirmiers, pharmaciens et psychologues). Vingt-cinq militaires de la Sécurité civile assureront, en outre, la surveillance des entrées et des sorties, ainsi que la sécurité du site. Enfin, la température de ces personnes sera surveillée deux fois par jour, afin de repérer l'apparition éventuelle de la maladie. "Ce sont des personnes qui ne sont pas malades", a, du reste, insisté le professeur Renaud Verdon, chef de l'unité maladies infectieuses et tropicales au CHU de Caen, où les rapatriés seraient transférés en cas de symptômes.

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