À risque mais non prioritaires, ils voudraient que la vaccination aille "plus vite"

À risque mais non prioritaires, ils voudraient que la vaccination aille "plus vite"

URGENCE - Alors que les derniers chiffres de l'épidémie ne sont pas bons, les personnes dites "à risque" sont dans l'incompréhension. Elles souffrent de diabète ou d'obésité, mais ne sont pas considérées comme prioritaires dans la campagne de vaccination.

Une campagne de vaccination qui peine à démarrer et toujours des questions en suspens. Notamment concernant les personnes "à risque" âgées de moins de 50 ans. Théoriquement elles ne sont pas prioritaires puisque le calendrier prévoit d'abord de vacciner les résidents et personnels des Ehpad, avant de s'attaquer aux personnes âgées de plus de 75 ans. Un planning toutefois élargi à tous les professionnels de santé de plus de 50 ans ou à risque afin d'accélérer la cadence. Mais que répondre aux personnes diabétiques ou souffrant d'obésité qui se savent davantage menacées par cette épidémie ? Doivent-elles encore patienter de longues semaines, au risque de tomber malades et peut-être de développer une forme grave du Covid ? 

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Le vaccin, c'est ce qui va me permettre d'enlever l'épée de Damoclès que j'ai au-dessus de la tête, de choper le virus avec toutes les conséquences qu'il y a derrière.- Philippe, diabétique

Philippe aimerait connaître la réponse. Diabétique, depuis l'âge de cinq ans, il répète le même geste tous les jours : s'injecter de l'insuline pour réguler son taux de sucre dans le sang. Il est donc une personne à risque face au Covid-19 mais son jeune âge, 40 ans, ne le fait pas rentrer dans les cases. Pourtant, se faire vacciner le plus vite possible est essentiel pour lui. "Le vaccin, c'est ce qui va me permettre d'enlever l'épée de Damoclès que j'ai au-dessus de la tête, de choper le virus avec toutes les conséquences qu'il y a derrière", dit-il. Vivre plus sereinement, voilà juste ce qu'il espère car aujourd'hui, il ne se sent pas protégé. "C'est quelque chose qui me rassurerait et me faciliterait la gestion parce que je reste quand même stressé, et le stress c'est quelque chose qui a des impacts sur ma santé", poursuit-il. 

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Comme lui, Laetitia fait partie des personnes plus vulnérables face au virus. Elle souffre d'obésité et les conséquences du Covid peuvent être dramatiques sur sa santé. "En tant que personne 'à risque', on est sujet à finir en réanimation, et à finir sa vie là-bas", déplore-t-elle, ajoutant qu'au même titre que les personnes âgées ou les pompiers, elle devrait également avoir droit à la vaccination. "J'aimerais que ça aille plus vite, qu'ils produisent davantage, et qu'on fasse partie des gens prioritaires", réclame-t-elle. Face à la grogne qui s'installe, le gouvernement a promis d'aller plus vite. Dans le meilleur des cas, toutes les personnes "à risque" pourraient être vaccinés d'ici fin mars.

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