"Je suis frustrée" : les 65-74 ans, grands oubliés de la campagne de vaccination

"Je suis frustrée" : les 65-74 ans, grands oubliés de la campagne de vaccination

COVID-19 - Avec le calendrier actuel, les 65-74 ans sont trop jeunes pour recevoir des injections des vaccins Pfizer et Moderna, et trop âgés pour celui d'AstraZeneca. Se sentant oubliés, ils commencent à se faire entendre.

Les 65-74 ans commencent à se faire entendre sur la vaccination, pour la simple et bonne raison qu'ils se sentent oubliés. Vu le calendrier actuel, ils sont trop jeunes pour les vaccins Pfizer et Moderna et trop âgés pour AstraZeneca. Aussi, ils aimeraient bien savoir quand ils vont pouvoir recevoir une première injection.

À 68 ans, Bernadette, jeune retraitée qui vit à Limoges, n'est pas jugée prioritaire et ne peut obtenir de rendez-vous pour se faire vacciner. Alors, cette jeune retraitée se sent oubliée alors qu'elle aimerait être protégée du virus pour être plus proche de sa famille : "Je suis frustrée parce que je devrais aussi être vacciné de façon à pouvoir être protégée. J'en attends de pouvoir serrer mes petites filles dans mes bras" dit-elle dans le reportage en tête de cet article. "La frustration, on l'a pratiquement tous les jours" ajoute-un habitant de Limoges, partageant le même suspens angoissé.

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Le monde commence à se vacciner contre le Covid-19

Pour l'instant, au centre de vaccination de l'hôpital de ville, il faut avoir plus de 75 ans ou présenter une comorbidité pour être vacciné avec d'un côté la ligne de vaccination Pfizer et de l'autre, la ligne de vaccination AstraZeneca pour les professionnels de santé. Pour l'heure, seul le personnel médical peut bénéficier du vaccin AstraZeneca avant 65 ans. L'objectif, c'est d'immuniser les soignants afin qu'ils poursuivent leurs missions. 

Une impatience légitime mais difficile à gérer pour les soignants

Reste que l'impatience de certains retraités est parfois difficile à gérer : "Il y a des gens qui comprennent très bien et vous en avez d'autres qui sont agressifs et qui ne comprennent pas du tout", assure une coordinatrice au CHU de Limoges. Cette frustration, elle la "comprend très bien" : "Nous, on est au milieu et on a la chance de pouvoir se faire vacciner. Mais pour les gens qui ont un certain âge et qui ont des comorbidités qui ne peuvent pas se faire vacciner, je comprends tout à fait leur réaction" assure-t-elle.

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Le ballet de patients se poursuit au centre hospitalier de Limoges, qui vaccine près de 200 personnes par jour. Aujourd'hui, plus de 2,2 millions de Français ont reçu leur première injection.

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