Covid-19 : premiers signes de ralentissement de l'épidémie, mais prudence

Covid-19 : premiers signes de ralentissement de l'épidémie, mais prudence

ESPOIR - Dans une trentaine de départements français, le nombre de nouvelles contaminations est en légère baisse depuis quelques jours. Mais, cette tendance a-t-elle vocation à durer ?

Une première depuis fin juin. Alors que le nombre de cas explose depuis le début de l'été partout en France, en raison de la propagation du variant Delta, plus contagieux, le taux d'incidence s'est stabilisé au niveau national ces derniers jours. "Les tests de dépistage sont très largement négatifs", assure le pharmacien Jean-Pierre Schaeffner, dont l'officine est installée à la Rochelle, en Charente-Maritime. 

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Variant Delta : la France face à une quatrième vague

Celui-ci constate ainsi "une baisse" du nombre de nouvelles contaminations, dans le reportage de TF1 en tête d'article. 

Une trentaine de départements concernés

En effet, d'après les dernières données de Santé Publique France (SpF), après une hausse rapide des cas sur l'ensemble du territoire, les chiffres redescendent depuis quelques jours. Cette tendance se confirme dans une trentaine  de départements français, y compris touristiques (en bleu sur la carte ci-dessous). 

Par exemple, en une semaine,  les contaminations sont passées de 625 à 534 dans les Pyrénées-Orientales, de 307 à 284 dans les Landes, ou encore de 250 à 230 à Paris. 

Risque de reprise rapide

Cependant, les épidémiologistes appellent à la vigilance, car "il peut y avoir des montées, une baisse, et une reprise" tout de suite après, note le Professeur Renaud Piarroux, chef du service de parasitologie-mycologie à l'Hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris). Donc, "il faut quand même être très prudent dans l'interprétation" de ces données. 

Les gestes barrières doivent ainsi être appliqués et la vaccination se poursuivre. "Quand les gens ont compris qu'il y avait une vague et qu'ils pouvaient tomber malades notamment pour les non-vaccinés, on peut imaginer que cela a changé les comportements" de relâchement, explique le Dr Jean-Pierre Thierry, médecin spécialiste en Santé publique, conseilleur médical à France Assos Santé. 

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C'est la raison pour laquelle, afin de continuer à freiner l'épidémie, de nombreuses villes françaises, comme la Rochelle, remettent en place le port du masque obligatoire en extérieur, ou encore un couvre-feu dès le début de soirée. "On ne relâche pas les efforts, ce qu'on a eu tendance à faire à moment donné", reconnaît un riverain de la ville balnéaire. 

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