Situation critique dans les hôpitaux : le reconfinement bienvenu

Situation critique dans les hôpitaux : le reconfinement bienvenu

REPORTAGE - Le personnel soignant dans les hôpitaux redoute de ne pas pouvoir tenir le rythme face au rebond de la pandémie. A l'inverse de certains français, pour eux, l'annonce d'un nouveau confinement est un soulagement.

La situation sanitaire dans le pays est particulièrement critique, dans de nombreuses régions de France. D'après le ministre de la Santé Olivier Véran, un million de Français sont probablement porteurs du virus à ce jour. Les hospitalisations ne cessent d'augmenter et ce jeudi 29 octobre, près de 3000 personnes sont actuellement en réanimation. Dans les hôpitaux, la situation devient de plus en plus inquiétante. Mais le personnel soignant se refuse à tout catastrophisme et voit ce confinement comme un soulagement. 

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La France face à une 3e vague d'ampleur

Un confinement accueilli avec soulagement par certains personnels soignants

Au sein du service des maladies infectieuses du CHU de Grenoble, les 27 lits sont désormais occupés par des patients du coronavirus et il n'y a plus de places pour les autres pathologies. Si les soignants continuent de faire face, ils s'avouent néanmoins fatigués. "On a une augmentation de la charge de travail, du nombre d'hospitalisations. On tient le coup mais les patients sont de plus en plus nombreux et on espère que le confinement va nous aider", explique Morgane Margotton, infirmière du service des maladies infectieuses de cet établissement. 

"Je suis soulagé que cette décision ait été prise, par contre on sait tous ce qu'est un confinement, c'est un effort énorme qu'on demande à chacun mais c'est un plus pour le futur de l'hôpital", abonde le professeur Olivier Épaulard, infectiologue au CHU Grenoble Alpes. Sur l'ensemble de cet hôpital, 240 patients Covid sont actuellement accueillis, dont 54 en réanimation.

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Nous allons avoir 15 jours à trois semaines extrêmement difficiles pour le système de soins- Le Pr Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique

L'annonce d'un confinement a également été accueilli avec soulagement par le Pr Delfraissy, président du Conseil scientifique. Pour lui, la situation va être dure pour le système hospitalier durant deux à trois semaines en raison de la deuxième vague de l'épidémie de Covid-19. "Nous allons avoir 15 jours à trois semaines extrêmement difficiles pour le système de soins, ça va être vrai dans plusieurs régions de France, nous l'avions prévu au niveau du Conseil scientifique depuis maintenant plusieurs semaines", a déclaré le professeur Delfraissy, sur France Inter. Selon lui, le reconfinement annoncé mercredi soir par le président Emmanuel Macron était une décision "adaptée" à la situation. "C'est une décision forte, que nous souhaitions au Conseil scientifique, et elle est rapide", a-t-il estimé.

Une situation tendue liée notamment à plusieurs facteurs, dont le fait que l'épidémie touche cette fois "l'ensemble du territoire", et que les hôpitaux doivent continuer à prendre en charge les personnes souffrant de pathologies urgentes autre que le Covid-19, a-t-il expliqué. Contrairement à la première vague où le gros de l'épidémie était centré sur l'Île de France et le Grand-Est, ce qui avait permis à des renforts de personnels du sud notamment de prêter main-forte à leurs collègues, cette fois, cela ne sera pas possible. 

Selon lui, le scénario le plus probable est que le confinement, annoncé jusqu'au 1er décembre au moins, s'achève par un couvre-feu qui resterait en place pendant les fêtes de fin d'année. "Le scénario est plutôt d'avoir un confinement de ce type pendant un mois, de regarder les indicateurs (...) et de sortir du confinement avec un couvre-feu", qui resterait en place jusqu'à "début janvier", a-t-il avancé. 

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