Effets du confinement : "Le vrai problème est sur la tension hospitalière", estime Gérald Kierzek

Effets du confinement : "Le vrai problème est sur la tension hospitalière", estime Gérald Kierzek

IMPACT - Olivier Véran a répété ce jeudi 25 mars qu'il fallait une dizaine de jours pour tirer d'éventuels enseignements d'un confinement. Dans dix jours, les effets auront-ils été assez probants ? Quid des écoles, au cœur des débats ? Explications de Dr Gérald Kierzek, médecin urgentiste à l'hôpital Hôtel-Dieu (AP-HP) à Paris et consultant TF1-LCI.

Selon le ministre Olivier Véran ce jeudi 25 mars, les nouvelles mesures prises la semaine dernière pourraient montrer leurs premiers effets dès "le début de la semaine prochaine". Pour le moment, le ministre continue de défendre l'approche territorialisée pour éviter un confinement national. Un tel délai suffit-il réellement pour attester de l'efficacité d'une telle mesure ? Le docteur Gérald Kierzek reconnaît "qu'il faut un délai entre les mesures et ce qu'on voit sur la circulation virale et la tension hospitalière qui est encore décalée dans le temps". En effet, il estime que "c'est un petit peu tôt" pour apprécier les effets du confinement, en ajoutant qu'il faut "attendre peut-être ce week-end ou la semaine prochaine" et donc d'"attendre es indicateurs".

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Le consultant TF1-LCI, fait savoir par la suite qu'il y a "un niveau de circulation très élevé du virus". En même temps, il explique que "les réseaux Sentinelles de médecins généralistes ou de SOS Médecins n'ont pas eu trop de consultations Covid et ça c'est plutôt des choses rassurantes", dit-il. Avant de préciser que "le vrai problème est sur la tension hospitalière et sur les collègues réanimateurs". D'autant que "les marges de manœuvre, en dépit de l'anticipation prise pour ouvrir les lits, demeurent réduites", ajoute-t-il. Il y a donc "un cap à passer" entre ce week-end et la semaine prochaine. 

Au cours de son intervention, le docteur Gérald Kierzek fait aussi savoir que le taux de positivité stagne : le nombre de tests positifs baissent et cela constitue une lueur d'espoir. Mais en attendant de voir les effets des mesures sanitaires, le médecin urgentiste recommande d'attendre la semaine prochaine et de muscler les hôpitaux.

"Protéger les enseignants" et "protéger les enfants"

Alors que l'épidémie progresse, des protocoles renforcés à l'école sont à l'étude, a annoncé Olivier Véran. "La fermeture des écoles, c'est une décision de dernier recours", a-t-il insisté,  rappelant que des campagnes de dépistage se déroulent dans les écoles. Restent les chiffres qui parlent d'eux-mêmes : "Mercredi, 105 écoles" primaires étaient fermées, a-t-il détaillé, et donc 2962 classes fermées mercredi, soit 30% de plus que la semaine dernière. D'où cette question, faut-il fermer préventivement les écoles en attendant que les 850.000 enseignants soient vaccinés ? 

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Pour Gérald Kierzek, deux données sont à prendre en considération : "Protéger les enseignants et probablement les vacciner, et protéger les enfants avec la circulation virale. Ils se contaminent entre eux et ramènent le virus à la maison et donc cela augmente la circulation." S'il reconnaît que les écoles sont "des lieux de contamination", "ce n'est pas aussi binaire, ce n'est pas "je laisse ouvert" / "je ferme" assure-t-il. "Selon une étude de Yale aux Etats-Unis, depuis août 2020, vous avez des tests salivaires faits une à deux fois par semaine. Ils sécurisent les écoles et finalement, la vie scolaire continue, cela permet d'avoir lorsqu'il y a un test positif de sécuriser l'école, de l'isoler, d'éviter un cluster et d'avoir une reprise de l'épidémie" constate-t-il.

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