Dépistage massif en Mayenne : "Un canadair pour éteindre un incendie" selon le président du département Olivier Richefou

Dépistage massif en Mayenne : "Un canadair pour éteindre un incendie" selon le président du département Olivier Richefou
Santé

REACTION - Suite à la déclaration de six clusters en Mayenne, dans les Pays de la Loire, l'Agence régionale de la Santé a pris des mesures de tests à grande échelle. Un dispositif qui semble "disproportionnée" pour Olivier Richefou, le président du Conseil départemental.

Six nouveaux foyers épidémiques ont été observés en Mayenne, urgeant l'Agence régionale de Santé (ARS) des Pays de la Loire à organiser une grande campagne de dépistage de la population dans le département. Plus de 300.000 personnes vont donc avoir accès gratuitement à un test sérologique et à un test virologique.

Pour Olivier Richefou, président du Conseil départemental de la Mayenne, cela revient à déployer "un canadair pour éteindre un feu de paille", qui est de toute façon "en voie d'être circonscrit". Il déplore ainsi une "surréaction" de l'Agence régionale de la Santé, et des mesures "disproportionnées" qui mettent "en difficulté l'image et l'économie du département". 

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Presque 10% de tests positifs

Pour justifier ce dispositif massif, l'Agence régionale de la Santé expliquait dans un communiqué du 9 juillet que "la situation épidémiologique du territoire de la Mayenne reflète une circulation virale très active qui implique une vigilance accrue de tous". Depuis le 25 juin, en effet, le nombre de cas positifs au covid-19 en Mayenne a été multiplié par quatre et se porte aujourd’hui à près de 220 cas, explique le document. "Différents indicateurs alertent sur la circulation active du virus avec des dépassement des seuils de vigilance : le taux de positivité chez les personnes dépistées est passé au dessus de 8,79 %", précise notamment l'ARS.

Olivier Richefou assure quant à lui que ce taux de positivité correspond à la semaine passée, et qu'il est redescendu à 1% ces derniers jours. "C'est terrible ce qui est en train de se passer, j'ai même des gens qui me demandent d'attaquer l'ARS en responsabilité pour ce que nous subissons", a soutenu Olivier Richefou à LCI ce samedi matin. "Cette stigmatisation n'est pas acceptable car elle a des conséquences économiques au delà du raisonnable".

1.000 tests par semaine, sur la base du volontariat

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Le Préfet de la Mayenne, l’Assurance Maladie et l’ARS Pays de la Loire encouragent néanmoins fortement la population à participer à ces dépistages. "Il s’agit de contribuer à l’effort collectif pour contenir la propagation du virus dans le département", selon les autorités, qui annoncent environ 1000 tests par semaine dans le cadre de ce dépistage préventif.

"Qu'il y ait une campagne de test intensifiée dans les alentours des clusters, oui, mais qu'on s'amuse à le faire pour afficher tout le gouvernement", c'est non pour Olivier Richefou. "Je fais confiance à la communauté médicale et à l'Ordre des médecins, qui disent qu'il n'y a pas d’intérêt à tester sauf si c'est obligatoire", affirme-t-il. "Si c'est facultatif, cela ne sert à rien et on panique la population, cela n'a pas de sens", martèle le président du conseil départemental.

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