VIDÉO - Des chiens dressés pour détecter les malades du Covid-19 : les 1ers résultats sont bluffants

VIDÉO - Des chiens dressés pour détecter les malades du Covid-19 : les 1ers résultats sont bluffants
Santé

ÉTUDE - Depuis plusieurs semaines, l'école vétérinaire de Maisons-Alfort, dans le Val-de-Marne, entraîne des bergers malinois à identifier le coronavirus avec leur odorat. Les premiers résultats sont encourageants.

"Il faut tester chaque cas suspect", recommandait en mars l'OMS. Sauf que pour détecter les malades, même si les tests sérologiques seront bientôt disponibles dans les pharmacies, il n'y a pour l'instant que les tests PCR avec prélèvement nasal. Et ce dispositif est extrêmement lourd. 

L'école vétérinaire de Maisons-Alfort a peut-être trouvé un système beaucoup plus rapide. Il utilise l'odorat de bergers malinois pour identifier le virus. Les premiers résultats, comme le montre le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article, sont impressionnants.

95% de réussite

Si l'on en croît les recherches menées depuis plusieurs semaines, la truffe de ces malinois serait en effet le plus efficace des tests de dépistage du coronavirus. Pour le vérifier, les auteurs de cette étude ont disposé des cônes de métal, des bocaux contenant des tampons de ouate imbibés de sueur, l'un d'une personne saine, l'autre d'un malade du Covid-19. Et dans 95% des cas, le chien détecte l'odeur du virus.

"Là où on en est aujourd'hui, on peut dire qu'il y a une odeur spécifique de la sueur des patients qui sont Covid positifs, donc des gens qui sont porteurs du virus", explique aux caméras de TF1 Dominique Grandjean, professeur de l'école nationale vétérinaire. 

4 à 5 jours pour mémoriser l'odeur

Ces chiens travaillent habituellement avec les pompiers à la recherche de personnes disparues. A l'école vétérinaire de Maisons-Alfort, on les entraîne désormais à mémoriser le virus. Il ne faut que quatre à cinq jours à l'animal pour en retenir l'odeur. "On a des chiens qui font bien la différence entre les deux, néanmoins il nous faut encore beaucoup de travail, beaucoup de prélèvements pour avoir un taux de fiabilité qu'on puisse exprimer", reconnaît l'adjudant-chef Eric Gully.

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A terme, l'objectif est de faire, grâce au flair exceptionnel de ces chiens, des dépistages plus rapides, plus faciles, et moins contraignants qu'un test nasal ou une prise de sang. "On peut imaginer que ce soit utile dans les aéroports. On pourrait aussi mettre ces chiens à disposition des municipalités pour leurs administrés qui vont pouvoir se faire tester sans douleur, gratuitement, et éventuellement tous les jours", ajoute Dominique Grandjean. Et qu'on se rassure, le chien ne court aucun risque car il n'est jamais en contact direct avec le virus. 

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