Emmanuel Macron "donne un horizon, de l'espoir et un cap", selon le Dr Gérald Kierzek

Emmanuel Macron "donne un horizon, de l'espoir et un cap", selon le Dr Gérald Kierzek

EXPLICATIONS - Alors que la pression épidémique et hospitalière reste importante, Emmanuel Macron a appelé la population à tenir "encore 4 à 6 semaines" avant d'envisager un assouplissement des restrictions sanitaires. Une annonce bienvenue, selon Dr Gérald Kierzek, urgentiste à l'Hôtel-Dieu et consultant TF1-LCI.

Emmanuel Macron a appelé les Français à tenir "encore 4 à 6 semaines" avant que l'assouplissement des restrictions et du couvre-feu ne soit envisagé. Cela a-t-il du sens sur les plans scientifiques et épidémiologiques ? "Par rapport aux prévisions ou prédictions scientifiques, je n'en suis pas sûr", estime le Dr Gérald Kierzek, médecin urgentiste à l'hôpital Hôtel-Dieu (AP-HP) à Paris et consultant TF1-LCI. "Par contre, tenant compte de la réalité extrêmement pessimiste, cet horizon donne de l'espoir et un cap. Et je pense que c'est important, pour ne pas dire vital", ajoute-t-il. 

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Sur le timing, les quatre à six semaines paraissent cohérentes au Dr Gérald Kierzek : "On est sur un plateau relativement haut mais plutôt stable avec même une petite tendance ces dernières heures à la descente de cette variation", explique-t-il. Il précise aussi que "l'objectif est de ne pas relâcher, n'être ni alarmiste ni rassuriste". Ainsi, ce nombre de semaines évoqué semble tout à fait compréhensible aux yeux du consultant TF1-LCI.

"Un trou dans la raquette" pour la vaccination des 65-75 ans

En matière de vaccination, de nombre de personnes vaccinées, le Dr Gérald Kierzek rappelle les chiffres actuels : "Nous en sommes aujourd'hui à trois millions de premières doses et à 1,5 million de personnes vaccinées avec les deux doses. Nous disposons de huit millions en stock : il faut donc accélérer en visant la cible particulièrement importante des 65 à 75 ans et qui concerne des personnes généralement en pleine forme mais avec quelques petites comorbidités."

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Il serait ainsi intéressant de vacciner en priorité cette tranche d'âge, selon le médecin. On a l'impression qu'il y a "un trou dans la raquette" avec ces personnes, regrette-t-il. "On a même une diminution de la mortalité chez les plus de 80 ans. Ce serait peut-être déjà un signe que la vaccination est efficace. Donc il faut mettre un coup d'accélérateur", conclut-il.

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