Faut-il craindre une 4e vague cet automne ? La mise au point de Gérald Kierzek

Faut-il craindre une 4e vague cet automne ? La mise au point de Gérald Kierzek

RISQUE - Les cas de Covid-19 ont recommencé à augmenter la semaine dernière en Europe, après dix semaines consécutives de recul, a annoncé jeudi la branche européenne de l'Organisation mondiale de la santé, mettant en garde contre un risque de nouvelle vague. Explications de Gérald Kierzek.

Alors que les épidémiologistes craignent une hausse des contaminations au Covid-19 en France, une quatrième vague est-elle inévitable ? "Ce que l'on peut dire, c’est que le zéro Covid n’existe pas", déclare Gérald Kierzek sur le plateau de TF1. "Il faut qu’on vive avec le virus et le virus circule, à bas bruits puisque les conditions ne sont pas réunies. En été, on est plutôt à l’extérieur, on ouvre les fenêtres, on vit dehors et il n’y a pas de clusters qui peuvent se former aussi facilement que l’hiver", explique-t-il. 

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De là à parler de quatrième vague ? Le médecin urgentiste à l'hôpital Hôtel-Dieu (AP-HP) à Paris se montre sceptique : "Une quatrième vague voudrait dire une quatrième vague d’hospitalisation", assure-t-il. "La première, deuxième et troisième vagues étaient liées à des pics hospitaliers. Or, regardez ce qui se passe en Angleterre. Le nombre de cas augmente, mais ce sont uniquement des cas positifs. Les hospitalisations et les décès ne bougent pas grâce, entre autres, à la vaccination. Dire qu'il y a une quatrième vague, c'est donc aller un peu vite en besogne." 

Les autotests pour éviter les clusters géants

Pour le médecin urgentiste, il faut surtout "éviter les clusters géants, comme aux Baléares" ce jeudi où un bateau arrivé à Valence après être parti de l’île espagnole de Majorque a ramené à son bord 118 étudiants confinés au Palma Bellver un hôtel de l’île où a éclaté un foyer géant de Covid-19, inquiétant tout le pays. Pour ce faire, "il faut privilégier des autotests. Il faut que les jeunes puissent faire les tests. ils s’isolent s’ils sont positifs afin d’éviter le développement de ces conditions de circulation", explique-t-il.

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Aussi, comment inciter les récalcitrants à se faire vacciner ? Pour Gérald Kierzek, les médecins ont un rôle. En première ligne, ils peuvent non seulement convaincre les plus rétifs mais aussi les personnes à risque, ayant plus de 65 ans, plus de 50 ans avec des comorbidités ou les patients obèses. "D’ailleurs, on projette de transmettre la liste des personnes qui ne sont pas vaccinées de la Cnam, l’Assurance maladie aux médecins traitants pour qu'ils les appellent", ajoute-t-il.

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