Reconfinement local à Nice : "Il faut se méfier des chiffres", selon Gérald Kierzek

Reconfinement local à Nice : "Il faut se méfier des chiffres", selon Gérald Kierzek

EXPLICATIONS - Dr Gérald Kierzek, médecin urgentiste à l'hôpital Hôtel-Dieu (AP-HP) à Paris et consultant TF1-LCI, revient sur le reconfinement local imposé à Nice et la possibilité d'une immunité collective aux États-Unis dès le mois d'avril.

Les deux prochains week-ends (au moins), les habitants de Nice et beaucoup d’autres Azuréens seront priés de rester chez eux. Face à une flambée du nombre de cas de Covid-19, le gouvernement a décidé d’instaurer un confinement local dans les communes littorales du département, une première en France métropolitaine. 

Le docteur Gérald Kierzek, médecin urgentiste à l'hôpital Hôtel-Dieu (AP-HP) à Paris et consultant TF1-LCI, estime que la différenciation des mesures en fonction du territoire s'avère "une bonne nouvelle", mais rappelle que le taux d'incidence est inhérent au nombre de tests effectués. En d'autres termes, "plus on teste, plus on trouvera de gens positifs au Covid-19". 

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Le reconfinement local à Nice, une mesure efficace ?

Différencier en fonction du territoire est une bonne nouvelle. Cela voudrait dire que dans les zones où il ne se passe pas grand-chose en France, on pourrait peut-être alléger. La deuxième chose à retenir, c'est qu'il faut se méfier des chiffres, car on leur fait dire ce qu'on veut. Actuellement, ils sont présentés comme étant catastrophiques à Nice, avec un taux de saturation de 117%. Dans la Drôme, ce taux est quasiment de 140%. Pourquoi serait-il plus catastrophique à Nice ? Si un taux d'incidence est effectivement élevé, cette donnée est en fait dépendante du nombre de tests. Et plus on teste, plus on trouvera des gens positifs au Covid-19. Je ne suis pas sûr que les mesures de suppression, comme celle interdisant aux jeunes de "prendre des bières sur la promenade des Anglais" comme dit pendant la conférence de presse, soient celles qui transmettent le virus. On va surtout voir les chiffres commencer à amorcer une descente. Et je pense que cela va continuer.

Aux États-Unis, un professeur de médecine a annoncé que le pays aurait une immunité collective plus tôt que prévu, sans doute dès le mois d'avril. Est-ce possible ?

C'est bien d'être optimiste. Après, il y a des facteurs positifs. Quand on regarde la décrue, elle est mondiale. Regardez ce qui se passe en Angleterre, la tendance mondiale est à la baisse. Ensuite, il y a une immunité collective naturelle due à la résistance naturelle et la résistance vaccinale. C'est possible donc, mais je ne donnerais pas de date.

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