Hôpitaux de campagne : pourquoi y en a-t-il si peu ?

Hôpitaux de campagne : pourquoi y en a-t-il si peu ?

La France a dépassé hier le nombre d'hospitalisations de la première vague, mais la situation est encore tenable grâce à une meilleure organisation. Les hôpitaux de campagne de l'armée, par exemple, n'ont toujours pas été appelés en renfort.

Le seul hôpital mobile de l'Hexagone est basé devant les urgences de Bayonne. C'est dans cet établissement que sont accueillis des patients non atteints du coronavirus, mais qui ont malgré tout besoin de soins. L'objectif est de désengorger le centre hospitalier et pouvoir ainsi mieux traiter les malades de la Covid-19. "L'idée c'est de dissocier le flux, ne pas mélanger les patients covid et les patients non covid, et aussi communiquer auprès de la population d'une manière concrète pour les rassurer sur les faits que les structures d'urgence fonctionnent", a expliqué le docteur Édouard Gault, responsable adjoint du SAMU Bayonne (Pyrénées-Atlantiques)

À Saint-Denis, un autre bâtiment a été réquisitionné pour, là aussi, libéré de l'espace. Les malades en fin d'hospitalisation y sont accueillis. Alors pourquoi toutes les régions ne mettent pas en place ce genre de structure d'appoint ? Pourquoi ne font-elles pas appel à l'armée, comme ce fut le cas à Mulhouse lors du premier confinement ? Régis Cadegros, maire adjoint (DVD) de Saint-Chamond (Loire) l'avait demandé il y a quelques semaines. Mais il ne l'obtiendra pas.

L'agence régionale de cette région estimant qu'il est possible de s'organiser autrement, grâce à l'anticipation. "Dès la mi-octobre, nous avons décidé de déprogrammer les activités qui ne sont pas urgentes, comme les activités chirurgicales. La question de l'hôpital militaire, sur un plan pratique, n'a pas été abordée puisque nous avons été en capacité, calmement avec méthode, de tenir bon dans notre région", a souligné Serge Morais, directeur général adjoint de l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes,

L'autre stratégie pour faire de la place dans les services de réanimation est la multiplication des transferts préventifs par les airs. Depuis le début de la seconde vague, 131 patients atteints du coronavirus ont été déplacés vers une autre région moins touchée.

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